gill a écrit:Scénaristiquement, ça se tient, pourtant :C'est pas Spirou, c'est Cosette,
La jeunesse de beaucoup de héros montre bien combien ils ont soufferts et comment ils ont fait une force de ces difficultés.
Il n'y a guère que les héros "sans peur et sans reproche" qui ont de tous temps été des héros.
Mais dès qu'on leur attribue un minimum d'humanité (en ayant le besoin de raconter leurs débuts, leur jeunesse, par exemple) on commence par montrer combien ils étaient loin d'être des héros, au tout début.
- Jérémiah têtait encore sa mère (décédée) quand Curdy se l'est mis dans les pattes
- Blueberry était un paria, après avoir été esclavagiste lui-même
- Buddy Longway ramait un peu, comme trappeur sans connaissance des indiens, quand il a rencontré Chinook
- Lanfeust sous les ordres d'un oncle forgeron esclavagiste...
- Thorgal, jeune scalde maltraité après la mort de son père chef vicking
- Luke Skywalker, c'était pas un peu Cosette, dans sa planète pourrie, à réparer des vieilles rougnes chez son oncle (orphelin !)
- Et puis Batman (orphelin), Daredevil (orphelin), Spider Man (orphelin)...![]()
Mais je suis sûr que vous avez en tête des exemples bien plus parlants![]()
Bref beaucoup de héros ont commencé petits et faibles avant de devenir des héros.
Pour Spirou, cela étonne parce qu'on l'a toujours connu vaillant (après avoir été réellement "spirou", c'est à dire "dégourdit")
Mais la logique voulait qu'on montrât une jeunesse inquiète avant que de grandir en vaillance et en expérience.
Cela n'est pas si étonnant que ça...
D'ailleurs, je vous parie mon gilet que Bravo a prévu de montrer les débuts de son héroïsme, dès l'album à venir.
Là, ce n'était qu'une introduction... à la Cosette peut-être, mais nécessaire.
Paul McCartney, John Lennon (mère décédé tôt pour les deux), Johnny Hallyday.


On va vouloir absolument imposer "une" vision, "sa" vision. Tout doit être expliqué, justifié.








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