Par la cocarde de Saint-Hélier, on se croirait dans un post de Buck Danny ou Tanguy et Laverdure !








Non, Tardi était bien présent à la rédaction au moment où le voyage sur Moscou s'est fait, puis au moment de l'interview des participants à leur retour, et il était toujours présent quand son dessin du "jeu des 7 erreurs" et cette interview ont paru, dans le même numéro (décembre 1971). Comme dit plus haut, Tardi a participé à BSV entre avril 1971 et août 1972, soit grosso modo durant son temps sous les drapeaux, à un petit décalage près.Cabarezalonzo a écrit:Merci pour la réponse.![]()
Oui, j'avais mal choisi mon verbe en écrivant "Tardi aura assisté". Il aura simplement eu connaissance, puisqu'il devait au moins feuilleter le bulletin dans lequel il publiait (sauf si la parution eut lieu postérieurement à sa "quille", une fois retourné à la vie civile), de ces rencontres amicales et diplomatiques. Mais quand on se dit pacifique, on ne se contente pas toujours de si peu, même si dans le contexte de 1971 (où deux blocs antagonistes s'affrontaient encore sérieusement au Vietnam) il pouvait être agréable de se raccrocher à la moindre forme de détente et d'apaisement.

Il serait intéressant de savoir, en amont de ces deux visites en sens opposés, quand a été lancée la première invitation...JYB a écrit:Comme je crois l'avoir dit plus haut, le voyage des Mirage en été, c'était en quelque sorte la réponse du berger à la bergère.

Je dois avoir ça dans mes archives, j'ai la collection de la revue Aviation Magazine Internationale de l'année en question, je me souviens vaguement qu'elle en avait parlé, avec des photos. Sinon, mention de la visite des Mig est indiquée sur ce lien, au hasard parmi d'autres liens :Cabarezalonzo a écrit:OK, ça m'avait échappé.Il serait intéressant de savoir, en amont de ces deux visites en sens opposés, quand a été lancée la première invitation...JYB a écrit:Comme je crois l'avoir dit plus haut, le voyage des Mirage en été, c'était en quelque sorte la réponse du berger à la bergère.
Mais ça ne concernerait toujours plus trop Tardi...


Finalement - et toujours dans le hors-sujet... -, je viens de constater que BSV s'est trompé en disant que la visite des Mig à Reims avait eu lieu en mai (1971). La revue Aviation Magazine International du 15 septembre 1971 parle de cette visite se situant début septembre... :Cabarezalonzo a écrit:Merci pour ce lien.![]()
Il y eut bien un troisième échange en 1979 (Mirage F1 / Mig 29, après Mirage IIIC / Mig 21 en 1971 et F1/ Mig 23 en 1977) mais ceux-ci seront suspendus durant la décennie des années 80 (à cause de la guerre d'Afghanistan que l'Occident désapprouvait ouvertement aux Nations Unies) pour ne reprendre que dans les années 90, avec éclat et ostentation. Je rectifie un de mes précédents posts en conséquence.


JYB a écrit:Mais je me demande où a été prise la photo du bas : on voit un Mirage III de Creil, à gauche, et le reste, ce sont des Mig 21. Possible que cette photo ait été prise à Reims, mais que ferait un Mirage III à Reims...? Dire bonjour aux Mig ?




D'autant qu'il y avait DEUX avions cargos : des Antonov 12.Cabarezalonzo a écrit:Et l'avion cargo des soviétiques n'a pas dû trimballer que du matériel de maintenance aéronautique, pour son vol retour.





A l'aéroclub d'Ille & Vilaine, il a existé longtemps un Rallye (donc, pas un Robin DR 300) immatriculé F-BUXT. A une lettre près...Cabarezalonzo a écrit:Oui, avec la méticulosité et le souci d'exactitude qui le caractérisent.![]()
Dans Rumeurs sur le Rouergue, on reconnaît un avion léger de type DR 300 ou DR 315 (un familier de ces avions saurait trancher sans problème) des constructeurs français Délémontez et Robin (une famille d'avions en bois et toile inspirée des célèbres avions JODEL (contraction de Joly et Délémontez)).
Contrairement à Patrice Serres (dans Tanguy) et à tant d'autres dessinateurs fantaisistes, Tardi pour cette bande fantastique sur un texte de Pierre Christin, s'attache à conférer à son monomoteur de fiction une immatriculation plausible, parfaitement lisible sur le fuselage (F-BZXT). La première lettre indique qu'il s'agit d'un avion immatriculé en France et la seconde (B) qu'il s'agit d'un avion de série sortant de la chaîne de montage du constructeur aéronautique. Ce type d'avion pouvant être construit par des particuliers, des sections au sein d'aéroclubs, des associations diverses, l'immatriculation correspondante du même avion en construction amateur (dite immatriculation fox papa) aurait alors pu être la suivante : F-PYBA.
Toutefois, je tique un peu sur la lettre en troisième position, le Z. Je n'aurais pas bronché avec un R ou un S. Mais bon, je pinaille.
L'allure générale de l'avion, son assiette, sa ligne de vol, avec le relief à l'arrière-plan (cases 1, 2, 3 et 4), montrent l'implication et le sérieux de Tardi pour donner du réalisme à cette planche d'ouverture. Son petit avion de tourisme "vole" beaucoup mieux qu'un tas d'autres exhibés dans des BD nettement plus prétentieuses. Cette planche avait dû plaire à Charlier.

J'ai aussi pensé à cela. Un petit changement anodin histoire de brouiller les cartes et d'éviter de possibles désagréments, des explications, des excuses, etc...JYB a écrit:La mauvaise immatriculation peut être choisie volontairement pour ne pas désigner un avion réel ou ne pas fâcher l'aéroclub qui le possède (au cas où le propriétaire réel n'apprécie pas qu'on mette son avion en scène, ou si l'avion commet une faute ou s'il lui arrive un truc désagréable comme un accident mortel) ;
En effet.JYB a écrit:Avec un Z comme ça dans l'immatriculation, en effet, le petit avion de tourisme de la BD a des chances de ne pas exister dans la réalité (l'immatriculation serait plausible si le Z se trouvait en 4e ou 5e position). Si ce fut le calcul de Tardi, il a joué finement et en connaissance de cause.
JYB a écrit:Il y a toutefois un truc curieux dans le dessin, c'est la bande noire, dans le sens vertical, sur le devant de l'aile, au plus près du fuselage. Cette bande noire prolonge vers l'avant celle qui se trouve sur le dessus de l'aile (près du fuselage toujours) et qui sert à poser les pieds sur une surface solide, pour que pilote et passagers entrent et sortent du cockpit ; mais dans la réalité, à ma connaissance, elle ne va pas sur le devant de l'aile comme on le voit dans le dessin (le devant de l'aile s'appelle le bord d'attaque).
Sinon, à part ça, voilà en effet un avion qui, sous la plume de Tardi, tient la route si j'ose dire.





Cabarezalonzo a écrit:Bon, Jopo, tu as bien relancé la machine...

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