
Sonicvic a écrit:Surtout que ce sont des passages qui ne servent que peu le récit, l'action s'arrête souvent pour faire ces gags. Ca casse le rythme à fond, là où un De Funès intégré à l'histoire du Bandit Manchot ne changeait rien à l'intrigue pour ceux qui ne connaîtraient pas le personnage.
Aigle Solitaire a écrit:l'exemple de De Funès et du Bandit Manchot est un mauvais contre-exemple : le nombre de cases qui remplissent cet album juste pour détailler les mimiques de De Funès est hallucinant. Comme contre-exemple j'aurais plutôt choisi Lee Van Cleef dans Chasseur de Primes (ou autres).

Aigle Solitaire a écrit:Sonicvic a écrit:Surtout que ce sont des passages qui ne servent que peu le récit, l'action s'arrête souvent pour faire ces gags. Ca casse le rythme à fond, là où un De Funès intégré à l'histoire du Bandit Manchot ne changeait rien à l'intrigue pour ceux qui ne connaîtraient pas le personnage.
Je suis d'accord sur ce défaut du Cow-Boy à Paris mais l'exemple de De Funès et du Bandit Manchot est un mauvais contre-exemple : le nombre de cases qui remplissent cet album juste pour détailler les mimiques de De Funès est hallucinant. Comme contre-exemple j'aurais plutôt choisi Lee Van Cleef dans Chasseur de Primes (ou autres).


Aigle Solitaire a écrit:Disons que je crois que c'est une règle tacite entre les chroniqueurs : il me semble que c'est toujours celui qui note le mieux qui rédige la chronique (normal, c'est celui à qui cela a le plus plu).

ironben a écrit:On peut légitimement se demander quel album il faut faire pour mériter 5 étoiles....

Nirm a écrit:Aigle Solitaire a écrit:Disons que je crois que c'est une règle tacite entre les chroniqueurs : il me semble que c'est toujours celui qui note le mieux qui rédige la chronique (normal, c'est celui à qui cela a le plus plu).
Non.
Celui qui chronique met sa note.
Ceux qui ont aussi lu le bouquin rajoutent la leur.
Et si un chroniqueur est en total désaccord avec la note et le papier de son collègue, il peut faire une "contre-chronique".
Sonicvic a écrit:Ma lecture de l'album remonte à loin, mais à la réflexion j'ai effectivement le souvenir de quelques cases qui étaient des hommages directs à De Funès sans rien apporter de plus. C'est pour ça que je prends des pincettes quand je parle de l'excellence des références de Goscinny, j'ai des souvenirs trop vagues de ses albums
Aigle Solitaire a écrit:Nirm a écrit:Aigle Solitaire a écrit:Disons que je crois que c'est une règle tacite entre les chroniqueurs : il me semble que c'est toujours celui qui note le mieux qui rédige la chronique (normal, c'est celui à qui cela a le plus plu).
Non.
Celui qui chronique met sa note.
Ceux qui ont aussi lu le bouquin rajoutent la leur.
Et si un chroniqueur est en total désaccord avec la note et le papier de son collègue, il peut faire une "contre-chronique".
Ah ok, je pensais qu'il y avait au préalable une répartition des rôles, et que fort logiquement c'est celui que ça gavait le moins qui chroniquait.

Sonicvic a écrit:Pas fan du tout de cet album, qui souffre de ce que j'appelle "le syndrome Jul". Le scénariste glisse beaucoup de références à des faits modernes, mais qui relèvent souvent de la petite historiette people et non pas de la grande Histoire.
Ce sont des ficelles qu'il utilise beaucoup dans ses propres séries (Silex and the City, Qui veut tuer José Bové...) et qui ne me dérangent pas puisque c'est un auteur de presse, qui aime donc parler de l'actualité à l'instant t.
Mais pour une série implantée dans le patrimoine culturel comme Lucky Luke, je trouve ça plus embêtant. Non seulement on sort très souvent de l'histoire pour noter toutes ces références, mais en plus ça pose la question de l'intérêt de l'album à moyen et long terme : ne sera-t-il pas vite démodé ?
Quid du gag sur les consignes de sécurité du pénitencier lorsque le plan Vigipirate sera désactivé (on peut rêver, mais imaginons) ? Des grèves de cheminot lorsque la SNCF sera privatisée ? De la référence à 50 Nuances de Grey lorsque le bouquin sera relégué au rayon -80% du Noz local ?
Surtout que ce sont des passages qui ne servent que peu le récit, l'action s'arrête souvent pour faire ces gags. Ca casse le rythme à fond, là où un De Funès intégré à l'histoire du Bandit Manchot ne changeait rien à l'intrigue pour ceux qui ne connaîtraient pas le personnage.
Vous allez sans doute me trouver des contre-exemples dans la période Goscinny, des gags qui ne parlent qu'à une certaine catégorie de personne qui a grandi avec certaines références, et vous aurez sans doute raison. Mais Jul aligne ce genre de gags comme des perles et je suis à peu près sûr qu'on en trouve autant dans ses 2 Lucky Luke que dans la cinquantaine d'histoires scénarisées par René.


Sonicvic a écrit:Pas fan du tout de cet album, qui souffre de ce que j'appelle "le syndrome Jul". Le scénariste glisse beaucoup de références à des faits modernes, mais qui relèvent souvent de la petite historiette people et non pas de la grande Histoire.
Ce sont des ficelles qu'il utilise beaucoup dans ses propres séries (Silex and the City, Qui veut tuer José Bové...) et qui ne me dérangent pas puisque c'est un auteur de presse, qui aime donc parler de l'actualité à l'instant t.
Mais pour une série implantée dans le patrimoine culturel comme Lucky Luke, je trouve ça plus embêtant. Non seulement on sort très souvent de l'histoire pour noter toutes ces références, mais en plus ça pose la question de l'intérêt de l'album à moyen et long terme : ne sera-t-il pas vite démodé ?
Quid du gag sur les consignes de sécurité du pénitencier lorsque le plan Vigipirate sera désactivé (on peut rêver, mais imaginons) ? Des grèves de cheminot lorsque la SNCF sera privatisée ? De la référence à 50 Nuances de Grey lorsque le bouquin sera relégué au rayon -80% du Noz local ?
Surtout que ce sont des passages qui ne servent que peu le récit, l'action s'arrête souvent pour faire ces gags. Ca casse le rythme à fond, là où un De Funès intégré à l'histoire du Bandit Manchot ne changeait rien à l'intrigue pour ceux qui ne connaîtraient pas le personnage.
Vous allez sans doute me trouver des contre-exemples dans la période Goscinny, des gags qui ne parlent qu'à une certaine catégorie de personne qui a grandi avec certaines références, et vous aurez sans doute raison. Mais Jul aligne ce genre de gags comme des perles et je suis à peu près sûr qu'on en trouve autant dans ses 2 Lucky Luke que dans la cinquantaine d'histoires scénarisées par René.
Et ça, ce n'est que le gros point noir de l'histoire, mais j'en relève d'autres. Le rythme assez plat, le name-dropping de célébrités une fois Luke arrivé en France (ça me rappelle le récent Dilili à Paris, tiens)... et pourquoi avoir fait rencontrer Lucky Luke et Emma Bovary ? Sauf erreur de ma part, c'est un personnage fictif, donc elle n'a rien à faire dans l'univers de Luke qui est définitivement ancré dans la réalité (il n'a à ma connaissance jamais rencontré des personnages de fiction américains comme Tom Sawyer ou Paul Bunyan dans ses aventures).
Certes, mais en même temps, le comique burlesque fait partie intégrante de l'ADN de la série, introduit par Morris dès qu'il fréquente l'équipe de Mad. Je n'ai qu'un assez vague souvenir du Bandit Manchot qui ne fait pas partie de ma collection, mais je suppose que ces grimaces n'apportent pas grand chose au récit ?Aigle Solitaire a écrit:Je suis d'accord sur ce défaut du Cow-Boy à Paris mais l'exemple de De Funès et du Bandit Manchot est un mauvais contre-exemple : le nombre de cases qui remplissent cet album juste pour détailler les mimiques de De Funès est hallucinant.
Moi également. Ou, en remontant aux débuts et même si on ne le voit que de dos sur la couverture, Jack Palance qui prête ses traits à Phil Defer (période anté-Goscinny). Dans Phil Defer comme dans Chasseur de primes, le récit et les gags (du burlesque et de l'humour noir pour Phil Defer) fonctionnent parfaitement, même pour des lecteurs qui n'auraient pas les références cinématographiques (western spaghetti pour Chasseur de primes) permettant de savourer les clins d'oeil au 7ème art. Les deux albums veulent avant tout perpétuer et revisiter, dans le registre comique propre à la série, les mythes et les légendes du far-west, quels qu'ils soient (véhiculés par Hollywood, mais préexistant tout de même à l'avènement du cinématographe). Mais la compréhension première de Phil Defer et de Chasseurs de primes et l'humour de ces récits ne reposent pas sur la capacité du lecteur à identifier Palance ou Van Cleef.Aigle Solitaire a écrit:Comme contre-exemple j'aurais plutôt choisi Lee Van Cleef dans Chasseur de Primes (ou autres).

Cabarezalonzo a écrit:Certes, mais en même temps, le comique burlesque fait partie intégrante de l'ADN de la série, introduit par Morris dès qu'il fréquente l'équipe de Mad. Je n'ai qu'un assez vague souvenir du Bandit Manchot qui ne fait pas partie de ma collection, mais je suppose que ces grimaces n'apportent pas grand chose au récit ?



BDbilos a écrit:Parfois l'histoire est écrite, puis agrémentée de références (non indispensables à la compréhension de la dite-histoire), parfois les références semblent posées d'emblé puis sont liées par une histoire, ce n'est pas du tout la même démarche.


Aigle Solitaire a écrit:BDbilos a écrit:Parfois l'histoire est écrite, puis agrémentée de références (non indispensables à la compréhension de la dite-histoire), parfois les références semblent posées d'emblé puis sont liées par une histoire, ce n'est pas du tout la même démarche.
Oui, pour Jul, on est clairement dans le second cas.

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