friks a écrit:Certaines personnes feraient bien de lire les interviews de Lambil (monographie chez Toth, une vie avec les TB, etc) et comprendraient (peut-être?) les réflexions et constat ci-dessus. Quand, par ex, il dit que faire des couvertures est une corvée, pourquoi ne pas se faire aider? J'arrête pasqu'on va bientôt me répondre que son dessin s'améliore avec le temps...
Je connais tout de Lambil, merci
La BD n'est pas un commerce pour lequel le dessinateur aurait une obligation de résultat sous peine de licenciement.
C'est un art.
On peut choisir d'apprécier les "productions de groupe" sur lesquelles un artiste va être louangé alors qu'il n'est que le donneur d'ordre. Certains l'ont fait très bien.
Et puis, on peut se considérer en artiste et se dire que sa "production", même imparfaite, est le reflet honnête et sincère de son art.
Je préfère 1.000 fois un chanteur vieillissant mais qui ne triche pas et continue d'écrire, composer et interpréter sans filtre, qu'un autre qui utilisera 1.000 artifices (recours à des paroliers, compositeurs et trucage numérique de la voix) pour mentir sur ses réelles compétences et paraitre ce qu'il n'est absolument plus.
Lambil a choisi la sincérité.
Sur cet album, je n'ai jamais été perturbé, à aucun moment, par ses capacités. Au contraire, il s'est amélioré par rapport au précédent.
J'ai montré l'album à ma fille et lui ai demandé quel age avait, selon elle, le dessinateur. Ma réponse l'a laissé bouche bée.
Un conseil : laisse tomber si çà t'écorche les yeux. Et ne viens pas faire partie du bal des pleureuses quand il sera trop tard pour apprécier à sa juste valeur le talent de ce grand monsieur.