Tireg a écrit:Dans ce début d'album, ce qui m'a pour le moment fait tiquer (et le mot est faible), c'est la médiocrité des dialogues (c'est du Yann pourtant, mer... ! L'un des meilleurs dialoguistes de la BD !!!) et le fait que
Spirou se bourre la gueule et redevienne suffisamment sobre pour faire ce qu'il fait dans ces pages aussi rapidement. Ca c'est balaise, parce que moi après 3-4 whisky, je serais bien incapable de courir sur les toits et porter une gonzesse !

En effet, ces dialogues participent de la lourdeur qu'il me semblait ressentir dès les premiers épisodes.
Et pour porter une telle athlète en effet un petit gars sobre du gabarit du tout jeune Spirou aurait déjà à mon avis le plus grand mal ! Mais bon c'est un héros

Me voici à la planche 33. L'impression d'ensemble se confirme, d'un point de vue ambiance et style. Pour une vue générale de l'intrigue il faudra attendre bien sûr, d'autant que ce sera en deux tomes. Cependant je trouve qu'il y a comme un hiatus entre une volonté d'ancrer le sujet dans son époque (les référents sont lourdement posés pour essayer de nous y baigner) et
ces robots-gorilles qui sont plus que de la SF ou du fantastique proprement dit, une sorte de parodie bancale du mythe du savant fou) Ça me donne l'étrange impression de n'être pas raccord.
La discussion des planches 28-29 est très bien faite en revanche.
Mais encore des choses assez indigestes...
la référence à Spiegelman, le comportement carrément grotesque et quasi-hystérique de Spirou éffondré de chagrin sur le lit de Fantasio. Comme une impression de grand n'importe quoi...
Je rappelle que je ne critique que les planches que j'ai lu et non un album entier !
Et d'autre part je n'ai pas de grief particulier contre Yann que j’apprécie et dont je possède moult albums.