Les délinquants, outre qu'ils n'ont rien à gagner à faire de la tuerie de masse, ressentent rarement le besoin de "médiatiser" leurs actions, faut dire aussi. Je ne suis pas sûr que celles-ci soient plus douces pour autant.

Ensuite, oui, évidemment, il y a des spécificités de l'islam qui font que la violence islamiste apocalyptique ne s'exprime pas exactement dans les mêmes termes et les mêmes formes que la violence mafieuse, que la violence fasciste, que la violence nihiliste révolutionnaire, etc. Mais c'est un facteur parmi d'autres. Vu le nombre de personnes impliquées quand on regarde "le grand tableau", réduire ça à une altérité fondamentale, à un seul facteur qui "ne nous concerne pas" mais seulement "l'autre", est peut-être rassurant, voire confortable, mais ne me semble pas entièrement convaincant. On naît rarement monstre ; on le devient.