Après coup, on se dit que l'état de santé de Gotlib explique peut-être en partie la soudaineté de ces hommages plus ou moins groupés (l'expo, les numéros hors-série de L'Express, Pilote-Fluide, etc...) dont Marcel et nous-mêmes avons pu bénéficier depuis deux ans.
Personnellement, je n'avais pas boudé mon plaisir et profité de ces opportunités comme elles se présentaient, même s'il reste encore à faire pour rendre justice au talent du bonhomme. Notamment un artbook qui reprendrait ses illustrations pour des affiches, et couvertures de livres, revues et BD, qui sont des modèles du genre.

Tibet (Chick Bill, Ric Hochet) le Marseillais exilé à Bruxelles évoque ses relations avec Gotlib dans la monographie parue au Lombard. Ils s'étaient rencontrés tardivement mais se sont en revanche appréciés assez vite, leurs débuts quasiment similaires dans le métier et des goûts communs les ayant rapprochés. Tibet était un "déconneur" du genre sympa, ceci expliquant peut-être cela. Il était bien pote avec Goscinny, également. Faudra que je relise ces passages, à l'occasion.