Thierry_2 a écrit:Cooltrane a écrit:cedd79 a écrit:Je ne suis pas du tout convaincu que ceux qui font vivre l'industrie de la BD soient celles et ceux qui discutent sur ce forum. Comme dit plus haut, ce sont (à mon avis) les gros titre genre "les blondes", "les gendarmes", "Lanfeust", "Astérix" ou "Tintin" qui font vivre cette industrie ; les volumes de ces ventes finançant les titres plus "élitistes" dont nous sommes friands, dans le cas des éditeurs qui continuent de faire du R&D. Ne pas oublier les comics et les mangas dont les ventes sont en progression importantes - les comics, avec Urban Comics, ayant fait des efforts d'édition important, même si un poil trop uniformisé à mon goût.
Dans le sujet 'Cest La Crise' le Nex nous a mis récemment (5 ou 6 semaines si pas un peu plus) un lien vers une étuide pour aider le libraire à fidéliser les differents types de clientèle en les distingants sans cinq ou six categories et c'est le gros lecteur (qui est grosso-modo les passionnés, dont la plupart des intervenants sur BDGest) qui sont ceux qui font vivre les librairies (indés ou grosse librairies de centreville) plutôt que le lecteur lambda qui achète ses Tintin et Blondes à l'Hyper-Carrefour ou Leclerc (dont celles qui te sont offertes, probablement).
Va jeter un oeil sur le sujet et downloade le rapport que Nex nous donne le lien)
Edit, j'ai trouvé le lien
http://www.syndicat-librairie.fr/images ... obsoco.pdf
Intéressant de voir que cedd79 parle de l'industrie de la BD et que Cooltrane réponde sur les libraires uniquement.
Les publics sont différents, tout comme les enjeux et les besoins.
L'éditeur vend des livres et dispose pour cela de plusieurs réseaux: les grandes surfaces, les libraires spécialisés et internet.
Le gros lecteur du genre qui écume les forums est certainement vital pour le secteur des libraires, mais pour l'industrie de la BD en général, son importance est plus relative.
Beeen oui, je me suis permis de shifter le centre de conversation vers les points de ventes, car c'est qd mm là que se cela se passe, que je sache.
Je ne minimise aucunement les hypers-marchés niveau importance des ventes, mais comme le montre l'étude, on achète une BD chez Carrefour comme on achète un pot de confiture ou des oranges... En général, ce sont plutôt les lecteurs occasionels (moins de 10 BD/an achetées) qui achètent en hyper-surface, donc ce poids est assez relatif (j'ai pas dit insignificant non plus), comparés aux lieux fréquentés par les passionnés.
Et comme le prix étant en général au plus bas autorisé dans les hyper-trucs (du moins le client-lecteur lambda se l'imagine) , il n'est pas plus regardant au prix que pour sa boite de tomate concassée ou une bouteille de coca.
Les gros lecteurs (on va dire acheteurs) regardent sans doute plus le prix , car ils dépensent une somme sensiblement plus importante (pour ne pas dire considérable)
Maintenant, chez les hyper-bazars, les commandes plus importantes sur certains albums mais réduites en nombre de d'oeuvres proposes, fait que l'éditeur est oblige de faire un "prix" (revu à la baisse évidemment) au gros revendeur de légumes sur les blockbusters, du coup réduisant la marge de l'éditeur. (Idem pour à-ma-zone, plus que probablement)
C'est clair que Bamboo vend plus au Carrefour qu'à Brüsel Galerie, car dans ce dernier, on ne les voit même pas sur les étals (mais ils peuvent les commander)
Du coup, pour les éditeurs indés (avec des tirages modestes), eux ne vendent pas en hyper-marchés (sauf exceptions, style chef de rayon éclairé et averti), du coup les vrais librairies (on inclura les espaces Leclerc et Cultura) ont un poids super important dans leur balance à eux.
Mieux vaut tapis Persan volé que tapis volant percé (Uderzo.... et oui, pas Goscinny)