Double shot parisianno-litéraire hier soir, et les deux films ne demandent pas une grosse réflexion pour développer une chronique (enfin ce sera une croc-nique dans le premier cas)
Son choix:
Celle que vous croyez: une fable de plus sur le dumbphone de merde qui semble diriger et tyranniser nombres de vies; vies qui s'en cherchent une autre virtuelle plutôt que de vivre la leur. Une prof de littérature universitaire déraille suite à son largage et se fait des petits jeunes qui la largue aussi sec, du coup, elle séduit virtuellement le copain de son dernier porte-zizi et l'engrenage des mensonges s'emballe. Un "rôle en or" (plaqué et trafiqué) pour une Binoche trop présente (le chiant Doubles Vies et un truc Sci-Fi international) et elle ne réussit qu'à nous ennuyer avec sa névrose qui ne provoque aucune sympathie ou empathie, aussi bien pour le/la bourreau (elle >> faudra penser à féminiser cette profession là, un de ces quatre
Le dernier tiers du film prends un peu de vitesse avec des révélations peu probables et excusant la conduite de la fauteuse de trouble. La musique (assez peu présente dans les 3/4 du film) de Maalouf (semblant être abonné aux productions où Juliette est présente) au piano ne relève en rien la sauce qui ne prends pas. Et ce n'est pas la dernière scène qui haussera le niveau non plus: aussi (in)digne de celle de Basic Instinct.
Film vu en même temps qu'un anar bruxellois bien connu qui, au vu son jugement bien négatif, aurait dû venir avec quelques tartes du pâtissier pour lancer sur cet écran noir bien pâlot... cela aurait eu le mérite d'arrêter les ronflements masculins de la salle et intéresser un peu la galerie cacahuète (caca-huète) dont je faisais partie. Ben oui, vous l'aurez compris: je me faisais chier grave; heureusement que la madame pipi de l' UGC était de bonne humeur hier soir. 4/10
Mon choix:
Le mystère Henri Pick : Encore un film de plus centré sur la faune littéraire parisienne, même si les fréquents aller-retour entre Crozon et la Bibliothèque de France sur Seine donnent un courant d'air frais au lieu de l’atmosphère moisie et poussiéreuse de Doubles Vies ou Celle Que Vous Croyez. Où un roman trouvé dans une bibliothèque recueillant les manuscrits refusés en fond de Finistère par une éditrice devient le dernier gros succès de la sphère littéraire parisienne (décidément for tendance ces derniers temps à l'écran) qui se lance tête baissée dans la supercherie. L'auteur improbable et décédé est assez justement remis en cause par un critique littéraire qui en fait son obsession après son licenciement. S'en suit alors une valse de petites enquêtes Cluedo (c'est le Colonel Moutarde dans la Buanderie avec le Chandelier qui est coupable) assez amusante, ou la fille de l'auteur désigné à l'insu de son plein gré donne une réplique au fanfaron redevenu célibataire pour le coup et gentiment dragueur.
Basé sur un roman de Foenkinos (lu l'an passé) et qui n'a pas l'air d'en dévier beaucoup (il faudrait que je le relise), du coup, laissant peu de place au cabotinage habituel du Lucchini, ce qui n'est pas forcément une mauvaise chose, au vu de ses derniers délires télévisuels récents. Je ne sais pas si la bib existe vraiment à Crozon, mais celle du beat-poet style Kerouac de Richard Brautigan à Vancouver (et mentionnée dans le roman de Foekinos, mais pas dans le film), elle existe bien. Bien évidemment, souvent amusé par le pitre littéraire Fabrice, je sentais plutôt bien cette comédie et elle ne m'a trop déçu, malgré une dénouement un peu trop à la Agatha Doyle ou Conan Christie. 7/10




) qui ne me donne aucune envie de sortir de chez moi et gaspiller 25.00 avec ma compagne



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