NARCISSE a écrit:C est le côté "vieux con réac" qui me gonfle aujourdhui.. Il a été un bon acteur, dans le temps.. C est un acteur a l ancienne on va dire
L exercice du polar est compliqué, c est une mécanique particulière ou tout doit être carré et surprenant, ou on ne doit pas avoir l impression d avoir lu et relu pour la centième fois la même histoire.
Et le mélange polar /humour est encore plus dur. Ca marchait avec Audiard, dans un autre genre. Mais c était le "style" Michel Audiard, unique , qui était un vrai dialoguiste.
Le polar est un genre a part, grave, et distiller l humour, l ironie, le cynisme, c est casse gueule.
Je pense que ce genre de film c est clairement le passé, et ce serait absurde de refaire du Michel Audiard aujourdhui... Faire du copié collé n aurait aucun sens.
Elmore Leonard savait bien faire ça , ce mélange polar et humour cynique. Mais ça reste un exercice difficile.
Vieux...vieux...Lanvin a mon âge alors, hein...bon...
Oui mais je ne comprends pas pourquoi on a perdu cette façon de faire. Il y a certainement de bonnes histoires à adapter au cinéma mais il faut un "faiseur" pour mettre le tout en valeur et je pense qu'on en a perdu un bon paquet.
Les polars "à la Audiard", c'est comme les romans de San Antonio...il a créé un style, basé essentiellement sur des gueules et des dialogues mais ces films-là étaient faits par d'autres. Je n'ai jamais été trop amateur des films
réalisés par Audiard, là on était dans la caricature pure.
Il est impensable de refaire du Audiard aujourd'hui, personne n'a le talent et je n'en verrais pas l'intérêt, mais de là à ne plus avoir un bon scénario à se mettre sous la dent, il y a de la marge.
Pour Nicloux, j'avais bien aimé Une affaire privée qui a révélé un Lhermitte un peu différent mais le Poulpe, que j'ai adoré, état plus une comédie qu'un polar...merci Darroussin...
Le problème peut aussi venir du fait qu'aujourd'hui on est envahi par les séries, polar ou autres, et qu'une série de 10-12 épisodes permet d'installer les personnages, de leur donner de l'épaisseur, un passé, un vécu et de ne pas trop délayer l'histoire.
Un film, c'est 1h40 et il faut tout mettre dedans...exercice pas facile mais qui a pourtant été fait durant des décennies...
Mais si on va par là, le problème se pose aussi dans d'autres genres : où sont les films à la Sautet, Melville, De Broca, Verneuil, Oury, Robert ???
C'est carrément un pan entier du cinéma français qui n'a jamais été renouvelé. Qu'on veuille moderniser ou actualiser le propos, OK, mais ce
genre de film a presque totalement disparu ?