FrancoisG a écrit:Toujours est-il qu'on ne peut faire un reset de la production de plusieurs décennies et repartir à zéro, il devient difficile à un moment de proposer autre chose ou en tout cas sans aucune influence.
Je suis taquin avec Moore mais pas en total désaccord avec sa façon de penser, faut dire aussi que j'aime bien égratigner les "monuments"
En même temps, force est de constater que l'exploration d'autres genres se passent (pour ne parler que de DC) chez Vertigo. Et que le genre super-héros en lui-même est en perpétuelle auto-citation. Et en complet immobilisme.
Geoff Johns, par exemple, construit depuis trois ou quatre ans Green Lantern sur des idées qu'Alan Moore a posées en quelques cases (les orchidées de Mongul, la prophétie de Blackest Night…). Y a absolument rien de neuf, ce ne sont que quelques déclinaisons diluées de vieux trucs. Ou alors, ce sont des thèmes et variations (les Corps de lanternes de toutes les couleurs…).
Mais ce n'est pas propre à Johns. Brubaker parvient enfin à sortir Steve Rogers de son rôle de Captain America, et il crée le Super Soldier, premier flic d'Amérique. C'est intéressant, ça va quelque part… et paf, il finit par remettre Rogers dans son vieux costume.
(Ça, c'est un truc qu'on a vu aussi dans les années 80, quand Iron-Man, c'était Rhodey, quand Rogers avait laissé le costume à Walker, etc… Mais l'industrie préfère l'immobilisme, c'est plus facile à vendre au cinéma…).
Moore n'a rien contre le genre super-héros, mais il critique l'approche actuelle de l'industrie, qui consiste à photocopier ce qui a déjà été fait. À répéter les formules qui marchent et à éviter de proposer d'autres approches.
Et c'est là qu'il a raison : si les auteurs ont du talent (et des auteurs qui ont du talent, il y en a dans toutes les générations), soit ils vont faire leur truc (chez Vertigo, chez Icons, chez un indé…) soit les majors leur laissent une certaine liberté pour proposer d'autres approches des vieux héros. Mais bon, avec Warner et Disney de plus en plus pesants dans les choix éditoriaux, c'est un peu foutu d'avance, je crois…
Jim










