Xavier Guilbert a écrit:yannzeman a écrit:Maintenant, refuser de vendre un livre est une forme de censure (ce serait même parfois salutaire, comme pour la sortie de la bd pedo-pornographique de Vives), mais il faut bien appeler un chat un chat.
Non, c'est le choix du libraire. Un libraire n'a aucune obligation d'avoir dans ses rayons l'ensemble des livres existants. Il procède à des arbitrages, que ce soit parce que sa librairie est spécialisée (ben oui, un libraire bande dessinée n'a généralement pas de romans), ou parce que c'est économiquement peu rentable (cf. l'absence des indés de certaines enseignes), ou encore parce que cela ne correspond pas à sa clientèle (pas de livre en japonais dans bien des librairies, par exemple), ou à ses goûts.
La censure, c'est quand un pouvoir institué (église, gouvernement) interdit un ouvrage. Alors Marsault et ses défenseurs sont prompts à crier à la censure quand ça les arrange, parce que l'extrême-droite a toujours su bien profiter de la liberté d'expression pour eux-mêmes, tout en cherchant systématiquement à la faire disparaître pour les autres. Puisqu'il faut appeler un chat, un chat.yannzeman a écrit:Ensuite, à la différence du rayon de supermarché, le libraire peut conseiller, informer, expliquer son choix, et en subir éventuellement les conséquences économiques (parce que, en attendant, apparemment les BD de Marsault ont leur public, et c'est Amazonie qui en profite).
Oui, et c'est justement pour cela que la "main invisible du marché" est largement discutable (comme on peut le voir, par ailleurs, dans la situation de bouleversement climatique actuelle). Personnellement, je trouve le discours de Marsault à vomir, et je pense que ce n'est pas en l'empêchant de vendre qu'on résoudra le problème de société dont il n'est finalement que le symptôme. Mais je suis à 100% derrière les libraires qui refusent d'avoir ses bouquins en rayon, et qui effectivement, montrent qu'il y a plus important que de gagner de l'argent, quand bien même celui-ci n'aurait pas d'odeur.
pas mieux. D'uatnt que cela n'empêche pas Marsault de vendre.
et, en effet, Marsault et son éditeur ne sont pas avares de procédures abusives ou de campagnes de haîne numérique pour intimider et réduire au silence leurs détracteurs (quand in ne s'agit pas d'abus de faiblesse sur Maurice G Dantec, qui n'est pas exactement un gauchiasse bobo bisounours journalope)