Erik Arnoux a écrit:Il faut se souvenir qu'après la décolonisation qui date quand même pour la majorité de ces pays d'Afrique de l'Ouest des années 60, il y a eu tout à fait logiquement une africanisation à outrance dans la société et bien entendu y compris dans les cours d'histoire. Pour autant personne ne lisait de BD, alors que venant de France je m'étais moi nourri de ces albums toute mon enfance. Les libraires n'en vendent de toute manière que très peu et même encore une fois si je ne suis pas retour en Afrique depuis un moment, s'il y a bien des auteurs africains, des fanzines et quelques stars reconnues, c'est très minoritaire. Les préoccupations des gens sont autres et on connaît la politique agitée et l'instabilité qui règne...
Nan, mais je ne disais pas qu'ils écoulent 2M d'Astérix, Tintin ou Schtroumpf par an, loin s'en faut.
Evidemment que c'est très minoritaire. Et qu'en plus la BD Manga (bien moins chère) devrait trouver son %-age de lecteurs aussi. Mais si tu demandes à Dakar aux gens dans la rue du centre-ville (pas les bidonvilles, évidemment) de Dakar, Abidjan ou Kinshasa s'ils
connaissent ces trois héros (sans leur demander si c'est via la TV ou le DA), on serait p-ê surpris du résultat positif.
C'est vrai que j'avais pensé à parler (puis j'ai oublié) de certains auteurs africains (par ex Barutti ou Abouet, 60 et 50 ans respectivement), mais si phénomène est encore récent, mais ce serait utile de leur demander comment ils en sont arrivé (via quelles lectures).
Mieux vaut tapis Persan volé que tapis volant percé (Uderzo.... et oui, pas Goscinny)