L'exemple de Mirdhynn est parlant. La seule variable pour gagner plus (sans toucher à la marge), c'est le salaire. Le coton, c'est le marché mondial, le transport idem. Donc, si tu veux t'engraisser, tu vas au Bangladesh.
Pour la métallurgie, les coûts énergétiques sont énormes (un haut fourneaux, ça ne tourne pas à l'eau claire, il lui faut du charbon/de l'électricité/du gaz en masse). Si ces entrants augmentent (merci Poutine), la hausse du coût de revient suit immédiatement et comme de l'acier, il y en a partout, ça se répercute (sans compter de l'exclusion de la Russie, un gros joueur et de la destruction des moyens productions ukrainiens, également un gros joueur). Pour la papeterie, idem, c'est un domaine énergivore (séchage de la pâte à papier).
Maintenant, les aciéries sont déjà dans des pays lointains (pour des raisons de salaires, de réglementation environnementale et d'acceptation sociale). Donc à bas salaire. OK, on rapatrie les unités = coût d'exploitation sur la Lune (il faudra autant d'énergie + salaires d'ici + protection de l'environnement). Avec de tel prix, tu ne vendras rien à l'international et tu seras obliger de faire absorber ces coûts par ta population qui n'a pas de sous (et qui préférerait ne pas devoir respirer les fumées des usines).
Alors, ils demandent quoi les consommateurs citoyens ? Des hausses de salaires pardi et ça alimente la machine et l'inflation.
Je me répète, la méchante mondialisation qui a fermé les usines d'ici sert surtout à entretenir nos modes de vie surconsommatrices et notre soif de profit. Le problème n'est pas dans le système (qui s'adaptera de toute façon), mais dans nos choix.