TILLIERTON a écrit:Comme il n'y a pas de fin et il ne faut surtout pas quand le tiroir-caisse est bien huilé, on invente un début. C'est la raison d'être, pécuniaire, des "jeunesses de...."Quand les auteurs ont inventé leur personnage, ils naviguaient à vue et ne savaient pas trop où l'emmener avec ses contours indéfinis et sa personnalité fluctuante aux pieds d'argile. Quand survient le mot fin, et vu le succès de l'embrouille, il fallait bien trouver quelque chose. Le plus simple alors est d'inventer un début. D'où retour en arrière et le procédé en BD n'est pas nouveau. Au commencement était.... l'arnaque.
Sûr, ça s'est déjà vu. Mais en l'occurrence, faute d'éléments, c'est juste un procès d'intention.
Je ne suis pas le dernier à tiquer quand je vois passer un foutage de gueule (la première intégrale de
Seuls qui ne devait jamais être rééditée, et pas mal d'autres), mais a-t-on lu que
Tyler Cross était présenté comme un one-shot ? Pas à ma connaissance.
Je pense aussi -- entre cent autres -- à
Texas Cowboys de Trondheim et Bonhomme : il avait tout du one-shot (même si on pouvait penser que Trondheim avait laissé quelques lucarnes entrouvertes) qui se serait suffi à lui-même, et d'ailleurs il ne portait pas de numéro 1, mais dans l'ensemble les lecteurs du tome 2 n'ont pas jugé que l'affaire était mauvaise. Là encore, le tome 2 avait-il été envisagé de toute éternité ? Pas que je me souvienne.
Au final, oui, quand un album s'avère rentable, il est tentant pour toutes les parties de ne pas en rester là. Après, parfois la rallonge empeste, parfois le lecteur est ravi de retrouver un univers qui l'a séduit.
Encore une fois ce que tu décris existe (des noms !?), mais je suis curieux de lire de quels arguments tu disposes pour faire ce procès en l'espèce aux auteurs de
Tyler Cross.