Morti a écrit:Qui écrit encore des cartes de voeux aujourd'hui ?
Tous les envois administratifs se font via le web...je dois utiliser 10 timbres par an maxi...et je passe à la poste deux fois par an, pas plus.
Heu...ce n'est pas vrai partout.
Dans le milieu de la bande dessinée, par exemple, les cartes de voeux papier (et donc postées) restent une habitude pour beaucoup d'auteurs et d'éditeurs, ainsi que pour pas mal d'amateurs. Ces cartes papiers peuvent voisiner avec une carte électronique, mais elles subsistent (je viens d'ailleurs de recevoir la carte Dargaud, une pure merveille).
C'est vrai aussi en entreprise. Ma boîte éditait, et édite, des milliers de cartes, à distribuer dans le réseau. Et c'était le cas des entreprises avec lesquelles elle était en rapport (grosses banques, compagnes d'assurances, etc..)
Les familles envoient volontiers des cartes de voeux papier, et les grandes surfaces en proposent toujours pas mal (toutes les maisons de la presse également).
En France, c'est une coutume qui perdure.
En Angleterre, c'est une tradition ancrée qui n'est pas prêt de disparaître (ils sont fous de cartes papiers, et les expédient dés la fin novembre par centaines de millions).
Bien sûr, le net offre une grande facilité. Mais tout le monde ne l'utilise pas, loin de là.

A titre perso, et depuis une trentaine d'années, j'expédie une bonne centaine de cartes papiers, spécialement imprimées pour Noël et le nouvel an (avant j'en éditais même une autre en été, pour les vacances. La carte postale de vacances tient fort bien la route, d'ailleurs, il suffit de voir les présentoirs bourrés de CP partout dans le pays).
Quelques uns de mes correspondants utilisent la carte en ligne, mais il le font de façon presque honteuse, et souvent double l'envoi avec une carte papier
Envoyer d'un seul clic une carte à tous ses correspondants est bien tentant (et sacrément économique), mais cela perd tant en convivialité réelle et en authenticité et personnalisation (la trace manuscrite et la signature, entre autres)que je ne m'y résoud pas. Je vais chaque matin, de la mi-décembre à la fin janvier, chercher dans ma boîte aux lettres ces cartes si agréables à l'oeil, un plaisir dont je ne saurais me passer, et qui inclus la qualité des enveloppes, parfois illustrées, et des timbres apposés.
C'est beau, une écriture, c'est beau, le papier.
