Idem ! 100% fan.Coldo3895 a écrit:Moi je suis 100% fan. Pour la première fois depuis la reprise.
Je crois que le plus dur, avec les reprises, c'est de s'extraire de la nostalgie, du conservatisme, de la certitude que de nouveaux auteurs ne pourront jamais remplacer les anciens, et de la crainte d'être déçu (déception qu'on provoque donc soi-même, même à l'époque de Goscinny !).
Alors que si s'oblige à regarder cet album d'un oeil neuf et candide (ce qui demande un réel effort), juste ravi de retrouver de vieux amis (même s'ils ont changé depuis le temps), hé bien on peut arriver à profiter pleinement de notre lecture et rire de bon coeur à tous les gags... à condition que rien de très très grave ne nous fasse sortir de notre lecture (sentiment que j'ai connu lors des deux albums précédents, et que certains ont ressenti ici avec le coup du volcan).
Exactement !Coldo3895 a écrit:Je trouve le dessin irréprochable, les gags bien amenés et en ce qui concerne la faiblesse du scénario, je rappelle que, par exemple, le principe du Tour de Gaule c'est: Astérix et Obélix font le tour de gaule pour... prouver qu'ils peuvent le faire !
L'histoire en elle-même a toujours été un alibi : cueillir une fleur ou du laurier, aller chercher du poisson, apporter un tonneau ou un savoir-faire, ramener quelqu'un chez lui, chercher un objet perdu, enseigner la peur, se moquer des arrivistes, des charlatans, des menteurs et des rumeurs...
...faire la nique aux romains en jouant au chat et à la souris, en les empêchant d'envahir le village (militairement ou psychologiquement), ou en les battant sportivement, donc...
Ce qui importait avant tout, c'était de caser des gags sur la nature humaine dans son incroyable diversité : des nations, des préjugés, des comportements, des faiblesses ou des naïvetés.
ASTERIX, c'est ça avant tout : tout le monde est différent, et on en rigaule !
Alors bien sûr, il y avait les cultures des divers pays traversés, mais aussi les travers de chacun... dont des villageois eux-mêmes dans les épisodes qui se déroulent à la maison (l'arrivisme, les rumeurs, la xénophobie ou la vile collaboration, les superstitions, le pouvoir et l'argent, l'honneur et les défis...).
Et au final, LA TRANSITALIQUE, c'est un peu tout ça :
), la tricherie organisée des élites, mais aussi la sportivité et le respect de la bravoure...Il n'y a guère que l'Italie et les italiens qui aient été un peu délaissés, paradoxalement...
Alors qu'il y avait grandement de quoi faire, tellement ce peuple est typique et haut en couleur !
Astérix en Hispanie (ou en Corse), c'était une déclinaison de tout ce qui fait que ce peuple est "orgueilleux et fier".
Et les italiens, alors
? Il ne suffit pas de dire subrepticement qu'ils parlent avec les mains, il faut le montrer moultes fois ! Il faut aussi montrer leur volubilité, leurs changements de caractères incessants, allant de l'enthousiasme ou la familiarité la plus chaude aux débordements de pleurs ou de colères les plus vifs, mais aussi dotés d'un optimisme sans faille et d'une débrouillardise légendaire, etc...
Il y a plus d'Italie dans "Don Camillo" ou dans "Le Corniaud" que dans "la Transitalique", c'est quand même dommage !
Alors bien sûr, on a bien eu quelques touches de régionalisme et de cinéma de ci de là, façon "Le Tour de Gaule" (qui est une découverte des régions de France), mais rien de fondamental. D'ailleurs, si on compare avec le "Tour de Gaule", la course en elle-même avait moins d'importance que de mettre en exergue ce qui faisait le charme et la particularité : des chtis hésitants, des marseillais exagérateurs, du peuple qui suit le tour de France ou des spécialités gastronomiques...
Bref, s'il y a un truc d'un peu raté, dans cet album (que j'aime quand même beaucoup), c'est d'être passé à côté des italiens
(ce qui est ouna maledizzione si on y pense oun peu : même lé scénariste dou "Signor Spaghetti" était allé 2 fois à Rome sans jamais rencontrer les italiens ! Mama mia ! )
Il ne suffisait pas d'aller en Italie, il fallait montrer les italiens !










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