nexus4 a écrit:Mon avis, accoudé sur le zinc.
Je trouve assez faux culs les politiques et commentateurs qui critiquent ceux qui ont soutenu Bachar El Assad en omettant de préciser "contre Daech". Surtout depuis 2015. Même des gens que je n'aime pas (et même si on leur fait un procès d'intention sur des avantages pécuniers). La période Printemps arabes, 2011-2014, c'est plus discutable, on ne savait pas où on allait. Mais après plus de doute possible. Autant Sarko n'a aucune excuse, autant il me semble qu'il y a quelques djihadistes qui sont venus de Syrie pour perpétrer des attentats.
Oui
Par ailleurs c'est peut être le bon moment pour se poser des questions sur le soutien de la France à quelques régimes pas jojos en ce moment.
On change les cartes contre l'avis de l'ONU au Maroc (validant une politique d'appropriation d'un territoire colonisé), on est copain-copain avec ceux qui perpétuent une guerre inacceptable depuis des décennies au Yémen (faut bien vendre les armes de M. Dassault), on bafoue le droit international pour soutenir un génocidaire en puissance (la CPI, connais pas, on s'y perd avec ces acronymes).
Sans parler du passé (sous Hollande on a vendu des armes aux Russes contre l'embargo européen et après la prise de la Crimée, le contrat était en cours, ça se fait pas d'arrêter; Sarkozy a invité en grande pompe Kadhafi avec sa tente dans le jardin de l'Elysée, fallait bien financer la campagne vous comprenez les temps sont durs etc.)
Crier sur le dictateur tombé c'est peut être l'occasion de se demander quelle est la position française vis à vis de ceux qui sont encore debout. Et remettre en cause la fameuse realpolitik pour retrouver quelques principes. On a un truc au musée qui prend la poussière, la déclaration des droits de l'Homme, il parait que ça vient de chez nous
