marone222 a écrit:Ce qui est surprenant, c'est la conception de l'état de droit à géométrie variable chez certains...il faut le respecter dans les cas de terrorisme mais on peut s'en affranchir pour saccager ou dégrader des biens publics ou privés lors de manifestations (cf les soulèvements de la terre). Allez comprendre...
Je répète ce que j'ai écrit plus haut : "Il y a des lois. Elles doivent être appliquées. C'est comme ça qu'on fonctionne.
Si on estime qu'elles ne conviennent plus,
on peut marquer son opposition, on peut appeler à ce qu'elles soient mieux appliquées ou à ce qu'elles soient modifiées. Et décider collectivement de ce qu'il convient de faire au travers des représentants que nous avons élus et que nous allons élire.
Si on sort de là, on est en plein dérapage incontrôlé."
Saccager des biens publics ou privés, c'est se mettre en dehors de la loi.
Le droit à manifester doit être absolument protégé contre toutes les attaques qu'il peut subir mais il n'autorise cependant pas à être utilisé de n'importe quelle manière.
Ceci dit, il me semble qu'il est important d'évaluer de manière différente ce qui relève du terrorisme de ce qui relève de la désobéissance civile. S'il y a géométrie variable, à mon sens, c'est là qu'elle doit se placer.
Définition, pour ne pas laisser place à l'ambigüité : "La désobéissance civile peut se définir comme le fait de refuser de manière assumée et publique d'obéir à une loi, un règlement ou un pouvoir jugé injuste de manière pacifique. La désobéissance civile s'apparente donc à une forme de résistance sans violence."
"Ca ne résout pas vraiment l'énigme, ça y rajoute simplement un élément délirant qui ne colle pas avec le reste. On commence dans la confusion pour finir dans le mystère."
Denis Johnson - "Arbre de fumée"