Brian Addav a écrit:Si, quand même, tu imposes une sacré conclusion en sortant une phrase, de tout un bouquin !
Encore une fois, si cette question et cette phrase, prises isolément, génèrent une polémique ici même, j'en assume la responsabilité. Peut-être ai-je eu tort de citer ces courtes phrases ?
Mais après tout, provoquer une discussion avec des avis divergents, n'est-ce-pas la finalité d'un forum ? Tout le monde peut donner son avis et s'exprimer. Et ça semble bien être le cas, alors tant mieux.

En revanche, la portée des mots publiés, même par extraits, elle relève exclusivement de la responsabilité des auteurs du bouquin. C'est comme les "bons mots" des politicards, qui font les étonnés, après-coup, lorsqu'ils mesurent mieux les conséquences.
Interviewer et interviewé sont des professionnels. Il aurait été très facile, après lecture d'une épreuve avant impression, de relativiser la portée du constat impitoyable de Yann.
C'est ce que nous nous employons à faire ici, en définitive. Moi inclus, en supposant après l'intervention de Rebecca, qu'il y aurait eu confusion et amalgame pendant la discussion, entre la période d'un Spirou déclinant en 1973-74-75, mais encore riche en contributions d'un Tillieux (au dessin pour César et au scénar pour Gil Jourdan, Ford T, Tif et Tondu ou Jess Long) et d'un Franquin en grande forme (pour se limiter à ces deux grosses pointures) et le même journal au seuil des années 80.
Sauf qu'on n'est pas d'accord sur la responsabilité de ce qui figure dans un ouvrage de bonne facture, fort éloigné d'un modeste fanzine amateur à la portée limitée. Ce bouquin fut essentiellement proposé à la vente dans des boutiques spécialisées, car s'adressant à des amateurs familiarisés avec les BD de Yann. Et Ronan Lancelot aurait dû en relecture déceler cette maladresse, l'énormité de la provocation qui pourrait faire tiquer des lecteurs, y compris parmi les fans de Yann. Les politicards aussi, font de la provoc., amplifiée par la radio et la téloche. Aussi, quand elle est malvenue ou malhabile, le retour de bâton fait mal.
Ronan Lancelot pouvait relancer le truc en demandant :
"Mais tout était donc à jeter ? L'eau du bain et le bébé également ? Il n'y avait rien à en tirer de ce Spirou que vous avez lu pendant un an ?" Il a fait le choix de publier une phrase implacable (en ce sens que l'essentiel. Et là, je n'y suis strictement pour rien.
Je veux bien porter le chapeau pour ma retranscription qui déclenche une polémique, mais pas seul toutefois, n'étant pas l'auteur rémunéré des propos ainsi tenus puis transcrits. Non que ce fût une circonstance aggravante, mais chaque exemplaire était quand même signé au crayon, si je ne m'abuse.
Qu'un imprudent qui ne mesurerait pas la portée de ses mots s'avise sur ce forum de dénigrer une revue qu'on trouve actuellement (Pif, Spirou, Fluide, Psykopat, etc...) d'une façon aussi implacable —
Mais c'est une bouse ! Je suis atterré par ce canard !— et une volée de bois vert ne tardera pas à sanctionner la phrase malheureuse. Pourtant, le maladroit ou le provocateur, quidam parmi les quidams, lambda issu d'un plus vaste alphabet, devrait avoir moins d'impact dans ses déclarations qu'un auteur de renom.