Petite revue de la glande de ces dernières semaines:
True Detective s2: assez imbitable. Noirceur forcée, enquête incompréhensible dont on a rien à secouer, persos caricaturaux, le gangster droit épris secrètement de justice, et flics ultra over darks puissance12 (ils leurs ont rajoutés des cernes numériques sous les yeux en post prod, c’est pas possible autrement), option ripoux pour les hommes et trauma du viol pour les femmes. Le personnage le plus joyeux de la série est un enfant obèse dépressif martyrisé par ses camarades. Cela dit, le dernier épisode de 1h30 est très bon. Mais sur 8èps ça fait un peu court. Taux de moustache improbable: 50%
Banshee s3: gros nawak, donc bien. Très bien. Bien que l’idéologie « vigilant » on-ne-peut-se-faire-justice-que-soi-même-fuck-yeah-murika qui irrigue discrètement toute la série est un peu puante quand même, on va faire semblant qu’il ne s’agit que de braquages débiles et de petits culs bien ronds.
Je me suis même surpris à être triste quand T.K.Dunn se fait craquer les vertèbres par gros indien.
Oui triste! Je veux dire quoi merde, y z’avaient pas prévenu que j’étais censé ressentir une émotion! C’était pas dans le cahier des charges! Pris en traître. Sans la fliquette c’est pu pareil..
A part ça, il y a tellement de morts par épisode qu’on se demande qui peut encore habiter ce bled. Depuis le début de la série la population a du être divisée par 2 au moins. Bref, très cool. Mais taux de moustaches improbables extrêmement faible: 3% (les hammish ne conservent que la barbe, pour se donner l’air le plus con possible et rien que pour ça l’empathie avec Proctor le renégat marche à fond).
Narcos s1: Pas mal du tout! Mélange de fiction et d’images d’archives plutôt intéressant, surtout quand on passe directement du visage d’un acteur à celui de la figure historique qui passe par exemple à la télévision dans le même plan. C’est bien réalisé, sage mais propre. L’histoire récente de la Colombie est limite surréaliste. Wagner Moura bouffe complètement l’écran en Escobar. Très beau générique aussi. Par contre, autant on est amené à comprendre la situation politique de l’époque, autant d’autres aspects restent inexplicables: la colombie des 80’s explose littéralement le plafond du taux de moustaches improbables: 99%.