Pouffy a écrit:Thierry_2 a écrit:les comportements toxiques sont valorisés, protégés au titre d'une certaine tradition
Et d'un certain pouvoir
oui, le pouvoir pouvant prendre beaucoup d'aspects
le pouvoir peut-être le mépris de classe, de la classe dominante vers la classe dominée (le droit de cuissage et toutes ses déclinaisons plus ou moins assumées d'une soit-disant élite qui se sent toute puissante). Ou, à l'inverse, la revanche des subalternes sur les supérieurs (la victime isolée de son groupe qui est, au mieux, un trophée, comme une revanche sociale). Il y a aussi le pouvoir par la fonction; le prof, l'animateur... ou simplement le pouvoir personnel que l'un exerce sur l'autre parce qu'il possède un levier (genre Valmont qui viole madame de volanges en lui expliquant qui si elle ne se laisse pas faire, il ruinera sa réputation)
une de mes amies est une ancienne comédienne et elle m'a raconté qu'un acteur et prof de théatre très connu à Bruxelles est connu pour prendre des aspirantes comédiennes sous son aile, pour les "préparer" et se les tape. On peut toujours estimer que les comédiennes qui se prêtent au jeu savent ce qu'elles font. On peut répondre que le mérier est tellement aléatoire qu'elles sonbt un peu obligées de passer pour là pour espérer exister. Mais si la chose se sait et est dénoncée dans les coulisses, personne ne dénonce publiquement la situation d'un vieux dégueulasse qui utilise son pouvoir pour se taper de la chair fraiche. Il est en position de pouvoir, contrairement aux comédiennes qu'il "achète" avec son réseau et sa réputation. C'est lui qui se comporte en salaud, mais tout le monde ferme les yeux, lui disant implicitement que son comportement est parfaitement accepté. Vous me direz qu'il n'enfreint aucune loi. Mais cela entretient un schéma où le pouvoir, qui reste majoritairement dans les mains des hommes, permet une domination qui est même encouragée. C'est un maillon d'une chaîne de maltraitance systémique, comme les insultes sexistes envers les femmes (genre Fabius qui, à l'annonce de la candidature de S Royal, a lancé, avec un bel esprit beauf "mais qui va garder les enfants?")...
Quand vous commencez à tout mettre bout-à-bout, c'est difficile de ne pas prendre conscience de l'étendue du problème.
et se rappeler que les hommes ne sont pas le problème parce qu'ils sont des hommes, mais parce que, finalement, il ne font rien pour changer les choses. ce n'est pas indispensabel de dresser des barricades et bruler des palettes pour protester, mais déjà être conscient et ne pas continuer de perpétuer les mêmes réflexes, c'est un début modeste.