Pour revenir aux chiens, je n'en n'ai jamais vu un seul attraper un lapin en pleine santé. Blessé oui, et tant mieux d'ailleurs, ou malade de myxomatose ou autre. Un lièvre au gîte, ce doit être possible, vu son champs de vision. Pareil je n'y ai jamais assisté.
J'ai par contre souvenir de mon père, en Crau, en attraper un à la main justement gîté en l'approchant de face. Mais en pleine course, à part un lévrier, je ne vois pas comment c'est possible. Et cette race est très justement interdite d'ailleurs.
Pour le gros gibier, excepté le sanglier je ne maîtrise pas. Je vois donc que ça arrive mais je ne suis pas certain que ce soit toujours du fait de chiens de chasse. Ce que je trouve aberrant par contre c'est, non-pas que l'instinct les encourage à la poursuite, mais qu'un rappel de leur maître ne les fasse pas revenir immédiatement. Donc chasseurs ou pas il faut les allumer.
Quant aux labradors, mes préférés, les miennes m'ont souvent fait chasse sans coups de fusil. Je ne compte pas les râles et autres poules d'eau, oiseaux blessés rapportés pour m'épargner des bredouilles... Un faisan acculé parfois, un perdreau jamais.
Cette race que l'on associe à l'eau avec raison, est une merveille aussi à la terre souvent aux dépends de chiens d'arrêt plus convenus. Tout est question de dressage au plus tôt, le plus beau pédigrée ne rendra rien sans une ludique éducation. Ça par contre c'est une erreur récurrente chez de nombreux chasseurs.
N'en déplaise à certains ici, je me rends compte que depuis le temps cette activité décriée me manque encore parfois aujourd'hui... C'est de votre faute!
