sixann a écrit:Tu sais, Charlus, cela fait 35 ans en France que beaucoup de gens réagissent comme toi : trop vite.
Je te propose d'en reparler dans quelques jours sur ce topic : notre bouleversement est commun, vivons cela, et seulement cela, ensemble pour le moment.
Je rejoins la dernière remarque de nirm.
Maintenant je me tairais pour quelques heures.
Trop vite pour toi, j'ai une autre façon de vivre ce bouleversement. Je fais part factuellement de ce que je ressens. De ce sentiment, tu émets un jugement de valeur, estimant que j'en avais émis un. Et toi, à quelle vitesse m'a tu jugé ?
Nirm a écrit:Sans savoir qui a fait quoi et pourquoi, je pense qu'il est présomptueux de déduire ce qui était attaqué (les dessins, le journal, la Presse, la France, etc... ?) et par qui au vue des seules des "infos" qu'on récolte de ci de là.
La pudeur, serait de penser aux victimes d'abord.
La dignité, serait de garder la tête levée, de faire front, de ne pas tirer la couverture à soi et de tout mettre en oeuvre pour arrêter les (apparemment) 3 tireurs.
Seulement, après, viendra l'heure des "Pourquoi? Comment?"
Pourquoi doit-il y avoir une seule et unique façon de réagir. Pourquoi une réaction différente de la votre vos parait-elle si obscène que vous ne faites même pas l'effort de lire. Je n'ai rien déduis. J'ai simplement dit qu'il ne fallait pas prendre pour acquis qu'il s'agissait d'un attentat islamiste.
C'est de la retenue. Même si la forme ne te plais pas.
J'ai eu la malheureuse expérience d'avoir perdu des amis deux fois. A chaque fois, ma pensé première a été vers les conséquences de leur disparition. C'est ma façon d'être. De les pleurer. De les aimer. D'être un être humain.
Et ça m'emmerde aussi profondément de me sentir obligé de me justifier ici, à ce moment... Mais je suis libre de le faire et je le fais.