Le truc à prendre en compte, c'est qu'Astérix, en terme de succès, c'est un truc difficilement concevable.
On ne peut pas comparer avec Kid Paddle. Ces dernières années, seul Titeuf aurait pu prétendre à une histoire similaire en terme de succès commercial.
Midam, il a créé sa boîte sans pouvoir profiter du fond, des précédents albums. Astérix il a pu le faire, ça fait toute la différence.
Astérix, dès 66, en France, ils tirent à 1 million, et ils les vendent. Et en plus, ils se font enfiler sur les ventes à l'étranger. (Et Uderzo se battra pour récupérer tous ces droits, sans récupérer tout l'argent en plus je pense).
Astérix, tu as les albums, donc c'est du 1M de vendus (à comparer au 300000 de moyenne pour Thorgal et Largo) à la sortie, sans compter le fond, c'est le parc, les DA, les jeux vidéos, les figurines, etc...
Donc c'est formaté niveau couleur, etc, et c'est pour ça que ça marche.
Là, la campagne de presse, ils n'ont rien à faire les commerciaux. Tous les journaux veulent leur papier, leur itw. Celui qui ne parle pas d'Astérix, il a tout faux.
Actua BD, ils dénoncent le côté commercial du truc, et ils font trois papiers dessus
Arrêt sur Image, ils se plaignent que les journalistes ne reçoivent pas l'album, mais ils en parlent quand même.
Donc oui, c'est industriel, c'est formaté, les couleurs sont codifiés, etc... Mais le plus étonnant, c'est qu'à à la base, ça reste un travail d'auteur.
Uderzo a filé une paix étonnante à Ferri pour son scénario. Pour Conrad, il l'a fait chier, ok, mais chaque dessin respire le Conrad pour ceux qui le connaissent bien.