j'ai lu ce dernier tome hier.
Je sentais que la conclusion approchait, mais elle arrive plus rapidement que je ne l'imaginais. J'aurais parié pour encore 1 ou 2 tomes supplémenatires pour développer un peu plus cet arc du Commonwealth. Dans la postface, Kirkman explique avoir imaginé cette fin il y a déjà 4 ans, tout en détaillant les différentes options qu'il a imaginées au fil des années. Celle qu'il a finalement choisie est finalement très satisfaisante. Les auteurs imaginent une conclusion en 2 temps. D'abord une première partie conclut l'histoire du Commonwealth. Le tome précédent avait mis en évidence la révolte qui couvait au sein de cette communauté parfaite en apparence. Bien que conscient des problèmes qui minent le Commonwealth, Rick veut évitertoute confrontation et trouver une solution pacifique pour que cette communauté continue d'exister. Mais les injustices répétées, la défiance envers la garde du gouverneur, les frustrations face aux privilèges accordés aux dirigeants pèsent trop lourd et la marmite est sur le point d'exploser.
Kirkman et Adlard mènent la conclusion de ce récit avec assurance et maîtrise... jusqu'au coup de théatre final
qui nous mène à un ultime saut dans le temps. Un dernier épisode en mode de conclusion. Pour cette conclusion, les auteurs prennent leur temps pour présenter un nouveau monde et comment chacun y a trouvé sa place. A travers une ultime aventure, nous allons à la rencontre des principaux personnages. Sans pathos ou facilité, cette ultime révérence, sans pour autant réserver des grandes surprises, se révèlent plus réussie qu'espérée. On ne quitte pas une telle aventure sans y mettre les formes. The Walking Dead, ce sont près de 4000 pages, des personnages qu'on a vu évoluer, auxquels on s'est attaché... Du récit d'horreur des premiers tomes, le récit à évolué en feuilleton d'aventures qui rappelle les westerns, la frontière... une conclusion finalement assez pessimiste, qui pose la question de la mémoire et de la capacité de l'humanité à apprendre de ses erreurs.
TWD fut sans doute trop long et inégal, mais il se conclut globalement de belle manière. Emouvant sans être larmoyant, évitant même les trop logs discours (mais pas le faux recours au tribunal