2023-2026, 2-3 années, on est bon !
Alors, ça fait des années que je tournais autour, sans cesse enlevant et remettant des albums, amendant la liste en permanence, jamais satisfait, mais bon, finalement, je me suis lancé dans ce fameux top 100 qui me trotte dans la tête depuis si longtemps.
La règle que je me suis fixé, c’est un top 100 des artistes qui comptent pour moi, et un seul album par artiste. Avec parfois des albums en concert, voire assez souvent, quand ceux-ci sont significativement supérieurs aux versions studio.
Ma discothèque, c’est environ 2800 artistes, 4 ou 5000 albums, j’ai fatalement beaucoup écrémé, et dans l’ensemble privilégié leur importance historique dans mon parcours musical, plutôt que la seule valeur artistique, souvent trop difficile à fixer.
J’ai exclu la musique classique, et inclus peu de découvertes récentes, me focalisant davantage sur les compagnons de 30 ans que sur les amitiés d’un soir. Sans y avoir prêté la moindre attention lors de la sélection, la frise chronologique qui se dessine est plutôt régulière : 4 albums d’avant ma naissance, 21 des années 70, 22 des années 80, 24 des années 90, 16 des années 2000, et 13 des années 10-20.
Incapable de dresser le moindre classement, je propose la liste par ordre de parution. Je vais faire des blocs de 20 pour par trop charger la mule.
Hop, 1ère salve :
1958, Art Blakey & the Jazz Messengers // Moanin’
(mais ça aurait pu être une des versions de Night in Tunisia)

1965, Nina Simone // Let it all out
Essentiellement parce qu’il y a Ballad of Hollis Brown dedans, et que c’est ma période préférée de l’artiste, mais il y a des tas d’autres titres qui me plaisent

1968, Incredible String band // The big huge
Là également, un album que j’affectionne mais dont je n’apprécie pas tous les titres, ce qui est le cas de la plupart de leurs autres disques.
Pour la petite histoire, je ne me souviens plus trop comment je suis tombé sur ce plutôt obscur groupe de folk psychédélique écossais, mais j’ai patiemment acquis la plupart de leurs vinyles en chinant aux puces dans les années 90.

1969, Léo Ferré // Bobino
Là, c’est l’hommage à mon père ; j’ai été élevé exclusivement à base de Brel / Brassens / Ferré / Ferrat / Barbara. Jusqu’à mes dix ans, je ne connaissais strictement rien d’autre, la variété m’était étrangère, et l’est largement demeurée d’ailleurs.
Ferré, je l’aime à la fois comme auteur et comme interprète, essentiellement en concert dans ce second rôle, mais j’aime également nombres de reprises, le Ferré de Léotard par exemple.

1971, Led Zeppelin // IV
Découvert à l’orée des 80’s avec Song remains the same, j’ai rapidement écouté et aimé la plupart des Led Zep, mais c’est cet album que je préfère (même si mon titre préféré c’est Kashmir).

1971, Fela Kuti // Why black men dey suffer
Également découvert dans les années 80, avec Army Arrangement, j’ai désormais une prédilection pour les albums des 70’s.

1972, Brassens // Fernande
Encore un artiste dont j’aime plein de titres de plein d’album et pour lequel le choix est arbitraire et un peu aléatoire. Je reste étonné d’à quel point Brassens vieillit peu et est sans cesse réadapté par les générations successives.

1972, Christy Moore // Prosperous
Découvert lors de mon premier voyage en Irlande à la fin des 80’s, il reste mon chanteur favori parmi les pourtant nombreux folkeux irlandais que j’écoute. Grosse carrière, avec un tas de titres à son répertoire.

1972, Terry Callier // What colour is love
Tombé sur cet artiste par hasard, lors de la sortie de Time Peace en 98, puis remonté à son premier album folk de 66, et déroulé toute sa discographie. J’aime des trucs chez lui dans toutes les époques. Quelle voix inoubliable.

1973, Bruce Springsteen // Greetings from Ashbury Park
Découvert au collège avec The wild, the innocent, puis The River, j’ai toujours aimé mais en dilettante. Avec lui je fonctionne plutôt avec des compils de plein de titres de toute sa carrière, mais rarement d’album complet.
Mais bon, mon préféré c’est Lost in the flood, alors :

1973, Wishbone Ash // Live dates
Encore un souvenir du collège, 81 je pense. Jamais trop accroché à leurs autres albums, mais celui-ci est resté gravé dans mon esprit et n’a jamais quitté longtemps mes playlists.

1974, Robert Wyatt // Rock Bottom
Ça, c’est plus tardif comme amour, à la fac je crois. Mais c’est dans mon top 5 depuis cette époque, je connais chaque note, une beauté inégalable pour moi. J’ai beaucoup d’autres disques de lui, mais pas un n’arrive à la cheville de celui-ci. Un album miraculeux.

1975, Betty Davis // Nasty gal
Une découverte bien plus récente, voilà 8 ou 10 ans, peut-être bien sur le forum d’ailleurs. Les 3 albums sont aussi bons les uns que les autres, le choix s’est fait au pifomètre.

1975, Keith Jarrett // The Köln concert
Classique parmi les classiques, une pochette iconique, le premier ECM que j’ai écouté et un phare dans mon parcours musical.

1977, Les musiciens du Nil // Concert à Paris
On attaque la vaste importance qu’occupe le label Ocora dans ma vie musicale.
1988, je m’emmerde dans ma chambre d’étudiant, et je passe mes jours et mes nuits à écouter France Cul et France Musique, surtout les émissions consacrées aux musique traditionnelles. Un monde s’ouvre à moi.
Parmi eux, les musiciens du Nil, qui ont également œuvrés sur le label Realworld de Peter Gabriel.

1977, Jacques Brel // Les Marquises
Tombé dedans petit, il restera surement mon chanteur préféré jusqu’à ma mort. J’aime ses mots, j’aime ses interprétations, je connais son répertoire par cœur, c’est une partie de moi.

1977, Rainbow // On Stage
Probablement l’album que j’ai le plus écouté. Achat lors d’un voyage scolaire à Londres en 81. J’aime bien Rainbow en général, mais sur cet album chaque titre est transcendé, c’est une merveille. L’album pour l’île déserte par excellence.

1977, Fleetwood Mac // Rumours
Grand classique, K7 usée jusque à la corde sur mon walkman, mais des titres (The chain, Oh daddy, Go your own way) qui me font toujours autant d’effet 45 ans plus tard.

1978, Scorpions // Tokyo tapes
Tombé dedans comme beaucoup avec le carton de Blackout en 82, j’ai rapidement exploré et décidé que les années Uli Roth étaient les meilleures, et donc Tokyo tapes, pour l’insurpassable enchainement In Trance / we’ll burn the sky, plus Fly to the rainbow, et Kojo no tsuki.

1979, Kolinda // 1514
Du folk hongrois, mais édité sur le label folk français Hexagone. J’ai eu une grosse période folk dans les années 80 (Malicorne, Mélusine, les Ménestrier, Tri Yann et cie…), et j’aime particulièrement les accords étranges de Kolinda (3 albums parus en France à l’époque, d’autres plus tardifs et moins folichons sont sortis localement).
