Je me faisais une reflexion similaire en ayant passé il y a peu de temps le cap psychologique du millier...
Qu'est-ce que ca apporte vraiment? Tu résumes bien le problème : si on vend, il faudra se bouger si on veut relire quelque chose de vendu, et ca peut être plus ou moins fastidieux suivant les albums, et si on vend pas, on ne relira peut être jamais, mais au moins si on veut relire, on a qu'à tendre le bras, toute la difficulté étant qu'on ne peut pas prévoir des années à l'avance les envies de (re)lecture qu'on aura, ou pas.
Tout en sachant que dans plusieurs milliers, il y aura inéluctablement des trucs qu'on ne lira jamais une seconde fois. C'est tuant, de se dire ca, rationnellement, mais psychologiquement, je n'ai pas encore réussi à revendre des albums (excepté les doubles, lorsque je trouve une EO que j'avais pas, je revend la rééd) et j'ai du mal à imaginer me séparer d'une partie de ma collec, même mineure.
C'est peut être bête à dire, mais je trouve qu'il y a aussi un coté affectif, à s'entourer d'albums qu'on a aimé, même si on ne les relira plus jamais, on se crée son environnement qui nous procure un bien être rien qu'à être en face et le regarder, et si on ne gardait rien, est-ce que ca ne ferait pas un vide, à la fois sur le mur mais aussi en nous?
J'ai la chance de ne pas trop (mais ca commence à venir) manquer de place. Peut être que je serais obligé de revendre un jour, je dis obligé car malgré tout ce que j'ai dit, même si je conscient de ne jamais tout relire un jour, je crois que ca me fendrait le coeur quand même de revendre des albums (sauf pour les énormes daubes que je n'aurais même pas su finir).
Et il y a quelques années, quand j'avais pas grand chose, j'avais listé ma liste d'achat qui était longue , très longue, il avait des dizaines de séries que je voulais, et j'avais calculé qu'à mille, j'aurais à peu près tout ce que je voulais. Grave erreur, c'était sans compter toutes les séries que j'ai découvert entretemps, plus toutes les nouveautés, qui représentent autant de séries à venir... J'ai pratiquement autant d'albums dans ma liste d'achat aujourd'hui que lorsque je disais qu'à mille, j'aurais assez. D'un sens, tant mieux, ca ne tue jamais mon rêve et je continue d'avoir plaisir à découvrir des choses nouvelles. Ca serait triste de ne plus rien découvrir. Mais ca ne résoud pas le problème de l'accumulation...
