ubr84 a écrit:C'est une source parmi d'autres, intéressante, mais elle n'a pas force de loi justement

Elle n'a pas force de loi, mais elle représente, sur inéligibilité, une interprétation de la loi et de la "décision" du conseil constitutionnel.
Le point d'accroche est l'immédiateté de inéligibilité.
Il y a un premier niveau avec la différenciation entre les élus locaux et nationaux qui est clair.
Mais le point d'accroche, c'est la problématique avec la temporalité d'un jugement définitif et l'application d'une inéligibilité.
Mais dans les gens qui critiquent le jugement, tu as ceux qui critiquent la condamnation sur le fond (faut oser), et ceux qui s'interrogent et critiquent inéligibilité en première instance, avant la condamnation définitive.
Un cas simple, X est condamné en première instance, il est inéligible, il rate une élection faite pour lui, et en appel, il est relaxé.
Ou le contraire, Y est relaxé en première instance, il peut continuer à être ministre, se faire élire, mais est condamné en appel.
Le truc est bancal qq part.
Maintenant je le redis, quand la décision du CC est sorti, le fait de dire qu'il faut préserver dans une juste mesure la « liberté de l’électeur », c'est pour beaucoup d'observateurs et de politiques un indice fort pour manier l'inéligibilité provisoire avec prudence.
Et c'est ce qui explique que beaucoup de politiques (Méluche), ou d'observateurs critiquent ce jugement sur cette partie, sur le fait que les juges, sur la question de l'inéligibilité, pas sur les actes commis, soient allés contre le CC qq part.
C'est tout. Et le débat mérite d'être mené.
Perso moi j'irais plutôt dans un sens encore plus stricte pour avoir une vraie éthique dans la vie politique. Mais y'aurait plus personne ni au gvt ni à l'assemblée...
Sinon Bayrou il a une sale tronche

Il va jamais finir l'année à ce rythme là...