Je suis les oeuvres de Davodeau depuis QQes Jours Avec Un Menteur (dedicacé), et si sa bibliographie est inégales, elles contient bien plus de pics que abîmes.
Il est certainement dans mon top 20 des auteurs.
Brian Addav a écrit:Olaf Le Bou a écrit:Brian, le fait qu'on soye globalement tous plutôt connaisseurs du monde de la BD doit aussi participer de cette frustration et de cet apparent déséquilibre entre les deux faces du bouquin ...
Alors, oui, effectivement, le fait d'être un connaisseur de bd fait qu'on ait envie d'en savoir plus.
Mais cet échange, si on le désire, il nous est promis au début de l'album.
Et dans la construction du récit, il n'y est pas. Pas de manière totale.
Il y a un réel déséquilibre entre ce qu'on voit de la transmission "du vin" de Richard vers Davodeau, et l'inverse, la transmission de "la bd" de Davodeau vers Richard.
Si cette "partie", absente, avait été présente, le livre aurait grandiose. Là moi personnellement, je reste sur ma faim. (ou sur ma soif pourrait-on dire).
ça n'empêche que l'album est à lire et superbement dessiné, c'est pas une bouse non plus!

Booon, j'ai un peu tardé à sauter dessus, mais pour finir j'ai cédé (comme si j'allais vraiment résister, hein?), mais au final quel bouquin (
un peu à la Rural!, je dirais) !!!
Moi, je n'ai pas ressenti ce déséquilibre tant dénoncé....
- premièrement parce que les bédéphiles avertis ont une bonne idée de la création et production d'une BD, donc nous le faire vivre dans ce bouquin en plus grande proportion m'aurais ennuyé.
Maintenant c'est vrai que si t'es vigneron ou amateur de vin confirmé et que tu prends ce bouquin, tu trouverais sans doute un peu nul de ne pas trouver un plus grand échange de bons procédés.
- deuxièmement, le partage équitable n'est pas le deal annoncé et proposé par Davodeau dans les premières pages non plus. ... Il fournit une main d'oeuvre (
pas très qualifiée, d'accord, mais "gratuite") en échange d'un savoir, qu'il va exploiter pour faire un bouquin... Il n'a jamais prononcé le souhait que le vigneron foutrait ses mains terreuses sur une page blanche à remplir. Deal négocié et pas renégociabble.
- bon j'ai la chance d'être bédéphile
et vinophile averti (
j'ai plus de bouteilles en cave que de BD dans mes étagères, et celle de mon père est à multiplié par dix), et c'est un peu la raison pourquoi j'ai tardé à lire cette brique - la précédente brique , Portugal de Pedrosa, m'a aussi un peu déçu et la suivante, Habibi de Thompson (en VO, svp) arrive la semaine prochaine ou suivante (j'espère) -----
sans compter que j'ai pas encore osé les Blast de Larcenet.... BREF, je préferre un peu ce déséquilibre (qui n'en est pas un, à mes yeux), vers le viticole. Mais bon à priori, ni le milieu de le BD ou du vin ( dont je perçois les tenants et aboutissants des deux secteurs) n'étaient des sujets me poussant à un approfondissement de ma connaissance/culture générale, surtout que je ne percevais pas ce bouquin comme susceptible de m'apprendre grand chose de plus que ce que je ne savais déjà..... Du moins je le pensais.... Mais le ton employé est un régal!! et au final, j'en suis fort content.
Bref, un excellent bouquin, une AOC Davodeau dans une grande année.
Mieux vaut tapis Persan volé que tapis volant percé (Uderzo.... et oui, pas Goscinny)