Nirm a écrit:fleur a écrit:Je me dis que pour faire surgir un tel album de BD, il faut que le roman d'origine soit particulièrement prenant.
C'est le cas. Mais ça passe ou ça casse tant le style Damiaso peut surprendre.
On le taxe parfois (souvent) d'ampoulé (son style pas lui). Il aime les mots et ce récit lui permet de jouer avec chaque personnage en lui attribuant un phrasé, un vocable identifiable quasi-immediatement.
Si tu adhéres, c'est parfait mais certains y sont hermétiques.
D'accord avec tes remarques.
J'ai trouvé le roman à la médiathèque et j'ai été complètement fascinée. Le livre apporte autre chose que la BD.
Ithilvial a écrit:Le format BD devrait permettre d'éviter les quelque longueur du bouquin (les discussions méthaphysique/philosophique/ésotérique sur le vent) pour donner un bon rythme dans une bonne histoire!!
Moi j'ai aimé ce que certains peuvent considérer comme verbeux. Damasio invente des mots magnifiques, des expressions, des phrasés qui collent parfaitement aux personnages, aux situations... Il faut se laisser envahir par le rythme, la couleur, la légèreté ou la lourdeur du langage. Ce n'est pas un livre à lire en diagonale, en ne se préoccupant que de l'action. Nombre de réflexions peuvent interpeller le lecteur sur la construction de la personnalité par le contre (avancer malgré les oppositions), le tissage de liens forts dans l'action commune, le sens du combat collectif, la sensation même du "vif"... La puissance d'évocation de l'auteur est telle que tu bandes tous tes muscles pour affronter les forces contraires
bourgier a écrit:la narration, la sensibilité, le graphisme, les couleurs, le travail énorme de scénario effectué me laisse un peu pantois. En fait tout ces éléments s’effacent complétement devant le souffle de la lecture et ca....ben c'est tout simplement génial!
Du coup j'hésite énormément à me jeter sur le roman (que je n’ai pas lu) de peur de me déflorer les albums a venir.
La lecture du roman n'empêche pas d'attendre avec passion la suite des albums de BD. Même si l'inattendu est un des moteurs de l'avancée dans le roman, l'expression du "souffle" par Henninot est assez puissante pour emmener les lecteurs sur un parcours déjà plus ou moins balisé.