lleywen a écrit:Devos, oui, égale à elle même c'est celà. J'aurai pu y préféré Marina Foïs, pour qui le jeu d'acteur appelle moins d'empathie mais plus de violence intérieure. Bon film sans plus.
Si Marina Fois joue comme dans Irréprochable (c'est à dire très bien mais trop inquiétant), cela ruinerait le role de la mere éplorée que joue Devos dans Moka...
La climat et la manière de filmer sont assez similaire dans les deux films , de plus, sauf que la tension est présente au début de Moka et n'augmente que faiblement, alors que le crescendo d'Irréprochable est impressionnant.
edgarmint a écrit:
The strangers : du cinéma total, tout (son, image, ce qui est raconté) fusionne, il y a quelque chose de très organique dans ce film, un peu comme pour Only lovers left alive, j'ai été complètement embarqué dans le truc. L'histoire ? Une bourgade de province, des meurtres saignants, une équipe de flic plus ou moins constituée de bras-cassés, et quelque chose d'indicible qui s'installe. L'humour, assez présent au commencement, cède petit à petit sa place à l'inquiétante étrangeté qui a jeté son emprise sur le village. Les pistes se brouillent, au spectateur de se démerder avec son interprétation, j'adore !
Toni Erdmann : plus léger, mais pas moins bon. L'histoire d'un homme et de sa fille, arrivés à un moment charnière de leur existence. Lui, enseignant en bout de course, arrive au troisième âge, perdu dans un ennui profond duquel il ne parvient à s'extirper qu'au moyen de blagues potaches qui n'amusent plus que lui-même, elle, trentenaire vivant loin de son géniteur, est une executive woman dont le quotidien ne tourne plus qu'autour de son travail, ce qui lui permet de ne pas se pencher sur l'espèce de néant qu'est sa vie. Les deux n'ont plus rien à se dire, le père va néanmoins s'immiscer dans l'univers de sa fille. Le dosage entre l'humour, notamment inhérent au décalage des deux modes de vie, et la corde plus sensible de la relation, n'était pas évident à trouver, je l'ai trouvé justement dosé, tant et si bien que même les outrances passent sans problème, offrant quelques grands moments au passage. C'est fin et la fin est à l'avenant : tout comme pour The strangers, le dernier plan me renvoie à mes pensées.
Erdmann, je ne le louperai pas pour sur, et je crois qu'il a été snobé à Cannes.
Pour Strangers,; je vais voir ce que c'est, mais rien que mentionner Only Lovers Left Alive est déjà une reference chez bibi.
Mieux vaut tapis Persan volé que tapis volant percé (Uderzo.... et oui, pas Goscinny)