Oui, qui croire.
Montagnier, sa bio chez Pasteur :
https://www.pasteur.fr/fr/institut-past ... nobel-2008il a dirigé, de 1972 à 2000, l’unité d’Oncologie virale
ça a son importance, car c'est n'est pas l'oncologie tout court, mais la virale.
Traitant donc des virus oncogène.
Un petit wiki :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Virus_oncog%C3%A8neCes virus sont classifiés en six catégories :
Herpèsvirus (ADN), ex. : Epstein-Barr (cancer du pharynx, des voies nasales) ;
Adénovirus (ADN), ex. : Adénovirus type 12 (cancer des voies respiratoires, tube digestif) ;
Papovavirus (ADN), ex. : Papillomavirus humain, SV40 (cancer du col de l'utérus…) ;
Hépadnavirus (ADN), ex. : Hépatite B (carcinome hépatique) ;
Rétrovirus (ARN), ex. : ALV (Avian Leukosis Virus) (leucémie aviaire), HTLV, VIH…
Hepacivirus (ARN), ex. : Hépatite C.
Oh. Mais autre wiki, la bio de Montagnier :
En 1960, il entre au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), puis effectue des stages en Grande-Bretagne, dans des laboratoires de virologie. En 1963, à Carshalton, dans le laboratoire de F. K. Sanders, il découvre la forme réplicative des virus à ARN, en isolant une molécule infectieuse en double hélice d'ARN analogue à celle de l'ADN dans le virus murin encephalomyocarditis (en)2. C'est la première fois que l'on démontre qu'un ARN peut se répliquer comme l'ADN, en produisant un brin complémentaire. Il travaille ensuite à Glasgow où il montre que, chez le virus oncogène Polyomavirus, l'ADN nu seul comporte le pouvoir oncogène.
De retour en France, à l'Institut Curie, en collaboration avec Philippe Vigier, il étudie la réplication et la structure de l'ARN d'un rétrovirus, le virus du sarcome de Rous. Il démontre que ce rétrovirus intègre son patrimoine génétique dans l'ADN des cellules infectées3[source secondaire nécessaire].
En 1972, à l'invitation de Jacques Monod, il crée l'unité d'oncologie virale dans le nouveau département de virologie de l'Institut Pasteur. Ses recherches vont alors porter en partie sur l'interféron et sur son rôle dans l'expression génétique des virus. En 1982, il découvre une nouvelle activité enzymatique associée aux mitochondries des cellules cancéreuses.
En 1975, il est rejoint par Jean-Claude Chermann et sa collaboratrice, Françoise Barré-Sinoussi, spécialisés dans la recherche de transcriptase inverse, qui s’attellent à chercher des rétrovirus infectant des humains.
autre bio :
https://biography.yourdictionary.com/luc-montagnierFrom 1965 to 1972, Montagnier worked as laboratory director of the Institut de Radium (later called Institut Curie) at Orsay. In 1972, he founded and became director of the viral oncology unit of the Institut Pasteur. Motivated by his findings at Carshalton and the belief that some cancers are caused by viruses, Montagnier's basic research interest during those years was in retroviruses as a potential cause of cancer. Retroviruses possess an enzyme called reverse transcriptase. Montagnier established that reverse transcriptase translates the genetic instructions of the virus from the viral (RNA) form to DNA, allowing the genes of the virus to become permanently established in the cells of the host organism. Once established, the virus can begin to multiply, but it can do so only by multiplying cells of the host organism, forming malignant tumors. In addition, collaborating with Edward De Mayer and Jacqueline De Mayer, Montagnier isolated the messenger RNA of interferon, the cell's first defense against a virus. Ultimately, this research allowed the cloning of interferon genes in a quantity sufficient for research. However, despite widespread hopes for inter-feron as a broadly effective anti-cancer drug, it was initially found to be effective in only a few rare kinds of malignancies.
Donc, si Chermann est rattaché à Montagnier, c'est tout sauf un hasard.
Et dans l'article de Libé :
Fin 1982, quand un jeune médecin, Willy Rozenbaum - qui suit alors dans son service des jeunes gays malades d'une infection mystérieuse - débarque à Pasteur et demande à Montagnier s'il n'y a pas un rétro virologue intéressé pour travailler sur cette nouvelle infection, celui-ci lui donne son accord. Ce qui n'est pas anodin. A l'époque, les grands noms de la virologie française se désintéressent de cette maladie qui ne touche que des «pédés». «Montagnier et Chermann m'ont proposé de donner un coup de sonde pour voir si l'hypothèse d'un rétrovirus tenait. Nous n'avions aucune idée préconçue», nous a raconté Françoise Barré-Sinoussi. Elle se met à la tâche. «Quand j'ai vu qu'il y avait quelque chose, la première fois, je n'ai rien dit à personne, se souvient-elle avec émotion. Sauf peut-être à Jean-Claude qui me dit "ne t'emballe pas, on verra au prochain prélèvement".»
Le mec il cherche un rétro virologue, et il va demander à Montagnier. Mais pourquoi donc ???