J'ai passé un chouette moment avec ce saint Elme, même si tout dans ce récit m'a semblé excessif.
La couleur d'abord, même si celle ci passe beaucoup mieux imprimé que sur un écran, elle écrase malgré tout le sublime dessin de Peters. Je pense que les moments de tension du récit pouvaient être accompagné de façon plus subtile et tout aussi efficace.
Le scénario est très plaisant à suivre, c'est du polar noir bien rodé, véritable page turner qu'on ne lâche pas avant la fin. Mais là aussi on plonge souvent dans l’excès, un exces que je qualifierais de "Tarantinesque"
Combien de mort dans ce récit ?

on est peux être pas loin d'en avoir autant que le nombre de page

Le 4ième de couverture indique "à la croisée du polar noir, de l'étrange et de l’absurde"
Pour le polar noir pas de souci on est bien servit
Pour l'étrange cela reste, selon mon ressenti, cantonné à un seul personnage. Mais on voit bien que cela va tourner par la suite autour de celui ci. Donc pourquoi pas.
Pour l'absurde, on a bien le coté excessif, mais il manque un ingrédient essentiel pour faire passer celui ci. Ou est l'humour ? C'est un ingrédient qui me semble essentiel pour appuyer le genre et je ne l'ai ressenti à aucun moment.
Malgré ses "défauts", j'en serais avec grand plaisir pour la suite.