Karmion a écrit:cdmdu a écrit:Une série télé, c'est souvent du vite écrit, vite monté, vite joué. Le clou du truc est dans l'instant avec l'humour (pas trop poussé) des dialogues, l'action rapide et la résolution d'un problème avec en toile de fond un problème plus complexe qui en devient souvent inepte à force d'être édulcoré. Je comparerais plus la BD (celles de Cecil et d'autres, tout du moins) à un film de cinéma, où l'intrigue est plus poussée, la photographie prend le temps de la pose, les plans sont pensés et travaillés (plus que les basiques "vue d'ensemble" et "portrait américain" des séries), les dialogues sont posés. Combien de temps depuis la sortie en film du Dark Night et avant la sortie de sa suite?
Au cinéma, il y a des séries et des films, c'est un peu pareil en BD.
Les délais ne sont pas les mêmes.
Désolé de te contredire mais ce que tu écris là est complètement faux. Je ne pense pas que ta comparaison est bonne.
Les séries TV peuvent être très bien écrite et très bien jouées dans des délais relativement courts et être bien meilleurs que des films qui mettent trois plombes à sortir.
Beaucoup de séries sont largement mieux que des films. Des séries comme The Wire, The Sopranos, A Game of Thrones, Breaking Bad sont des séries feuilletonnesques et sont des perles au niveau de l'écriture, de la réalisation et du développement des personnages.
Ces séries ont beaucoup plus de profondeur par rapport aux films à cause du format même.
Après j'ai plus l'impression que tu parles des séries stand-alone (épisodes indépendant) que je comparerai à des BDs one-shot où on n'a pas vraiment le temps de développer une histoire en profondeur.
Je ne crois pas avoir dit que les séries étaient mauvaises et les films bons par définition.
Je dis seulement que ce sont 2 choses différentes: l'une s'appuyant sur l'intrigue et le dialogue du moment, sur le gimmick qui fait rire, sur la situation de référence suggérée mais non dite. On est dans l'action.
Alors que le film, pour moi, est plus un grand spectacle qui essaye de t'éblouir par ses décors, par le jeu de ses personnages, pensé au millimètre (par exemple, le film peut aussi voire bouger les figurants, les voir être partie prenant de l'image tout en étant étrangers à l'intrigue même du film. Ce qui est assez rare dans les séries), par son ambiance (musique, ton de l'image, timbre des acteurs, couleurs des costumes et leur état, etc.).
De la profondeur d'une série ou d'un film, ce n'est pas la question. Il existe de gros navets qui sortent au cinéma, et d'autres qui sont toutes les 2 semaines, voire tous les 3 jours sur nos écrans.
La série, pour fonctionner, doit te donner envie de voir la suite, te mettre dans l'attente du prochain épisode tout en ayant bien compris l'intrigue de l'épisode présent. Le film, lui, doit te faire de la salle les yeux pleins d'étoiles, en balançant des superlatifs à tous tes copains pour qu'ils viennent aussi acheter leur billet (là, c'est un film cherchant le sommet du box-office) ou au moins que tu ais apprécié l'histoire mais que tu désires y retourner pour voir le détail qui t'a manqué, la phrase que tu n'avais pas comprise ainsi au début de la séance.
On peut certainement discuter de tout ça, mais ce que je sous-entends au final, sans critique des films ou des séries, c'est qu'il existe aussi en BD 2 types d'ouvrages construits différemment, un peu comme les films sont différents des séries.
Pour moi,
Holmes fait partie de ces films où tout est pensé et repensé avec minutie pour apporter le spectacle visuel (sans oublier la profondeur de l'intrigue).