Solomon a écrit:GringoBandito a écrit:Solomon a écrit:C'est pas croyable... Ici en Italie, Pazienza est reconnu comme
l'un des plus grands auteurs de l'histoire de la bande dessinée, au même titre que Pratt, Manara ou Magnus ; et en France on peut penser qu'il « choque le lecteur par

une représentation dégradante de la personne humaine portant atteinte à sa dignité et à la décence »

Cette planche en particulier est tirée de
Giallo Scolastico, l'un de ses chefs-d'oeuvre absolus, ainsi que la première histoire avec Zanardi, son personnage le plus célèbre, dont les aventures sont pour la plupart — honteusement — inédites en France (
même les Américains (!) ont réussi à les traduire intégralement avant que les Français ![NonNonNon [:bru:3]](./images/smilies/bru.gif)
).
J’avais bon espoir que
Charlotte se lance dans la traduction de
Tutto Zanardi, après avoir proposé
Les derniers jours de Pompeo… je vais devoir apprendre la langue d’Umberto Eco, si je veux lire ces planches.

Hélas, bien plus que la langue d'Eco, puisque Pazienza utilise un lexique très argotique et souvent bourré (volontairement) de fautes de grammaire, assez loin donc de l'italien « standard » qu'on peut apprendre comme langue seconde.
C'est la raison pour laquelle une traduction (qui a quand même le mérite de faire connaître son œuvre) ne réussira jamais à rendre pleinement la subtilité de son language. Sans parler de l'extrême élégance de son lettrage (il a toujours lettré personellement ses bandes), impossible à reproduire fidèlement.
Arf... La version US n'arrive donc pas à reproduire fidèlement les subtilités de son texte ?
Du coup,
Les derniers jours de Pompeo par Charlotte doit souffrir de ces mêmes lacunes (en mettant le lettrage de côté) ?
En tout cas, vu le rude accueil du ministère de la culture
(et de ses obscures commissions) à l'endroit de Pazienza, on est pas prêts de voir ses autres oeuvres traduites (même sommairement).
Y'a donc un créneau à prendre dans la fantrad, si tu te sens motivé !
