
Complexité qui commence par l’usage de certains mots, est-il expliqué dans l’introduction du rapport très complet du Sénat sur « Les filières djihadistes », publié en avril 2015 : « L’utilisation, pour qualifier un certain type de terrorisme, du terme “islamique” ou “islamiste”, pose évidemment problème dès lors que, comme l’ont souligné la plupart des intervenants entendus par votre commission d’enquête, nombre de personnes qui se livrent à de tels actes ne connaissent que très peu les principes et les traditions de l’islam. »
Une lecture exclusivement confessionnelle des causes du terrorisme peut entraîner ce que François Thuillier, ancien officier des services français antiterroristes, et Emmanuel-Pierre Guittet, docteur en sciences politiques et chercheur associé à l’université de Cambridge (Angleterre), appellent « l’effet Allah Akbar » : « Voilà donc qu’il nous plaît de considérer le terroriste moderne en musulman. Cela semble convenir au plus grand nombre. Sans doute parce que cela fournit une explication et, ce faisant, cela rassure. »
Ancien officier de la CIA devenu psychiatre et chercheur indépendant, Marc Sageman a rencontré des dizaines de djihadistes depuis plus de trente ans. Il écrit dans son livre référence, Le vrai visage des terroristes (Denoël, 2005) : « Sur cent moudjahidines à propos desquels j’ai obtenu des informations pertinentes concernant leur milieu d’origine, treize ont expliqué leur ralliement par leurs seules croyances religieuses […], et ce chiffre est peut-être surévalué, puisque les moudjahidines ont toujours tendance à expliquer le djihad comme une révélation religieuse, sans mesurer l’importance de leurs amis, de leurs parents ou de leur maître. »
Un pourcentage confirmé par le juge Marc Trévidic, qui a instruit pendant une quinzaine d’années des dossiers de terrorisme : « Ceux qui partent faire le djihad agissent ainsi à 90 % pour des motifs personnels : pour en découdre, pour l’aventure, pour se venger, parce qu’ils ne trouvent pas leur place dans la société… Et à 10 % seulement pour des convictions religieuses : l’islam radical. La religion n’est pas le moteur de ce mouvement, et c’est ce qui en fait sa force. »

pabelbaba a écrit:Dans la case "focus sur les jeunes" on ne sait pas si le pourcentage indiqué est un oui ou un non... de là à en tirer des conclusions.


ubr84 a écrit:Face à vos exclamations à bas coût d'une lecture simpliste d'un sondage simpliste, heureusement qu'on peut aussi lire des choses plus intéressantes.
Je ne doute pas que l'avis du Sénat, d'un officier des services secrets, d'un chercheur en sciences politiques, d'un psychiatre ancien de la CIA et d'un juge vous fasse réfléchir, un peu.
Je vous partage cet article, et pour les non abonnés deux extraits :Complexité qui commence par l’usage de certains mots, est-il expliqué dans l’introduction du rapport très complet du Sénat sur « Les filières djihadistes », publié en avril 2015 : « L’utilisation, pour qualifier un certain type de terrorisme, du terme “islamique” ou “islamiste”, pose évidemment problème dès lors que, comme l’ont souligné la plupart des intervenants entendus par votre commission d’enquête, nombre de personnes qui se livrent à de tels actes ne connaissent que très peu les principes et les traditions de l’islam. »Une lecture exclusivement confessionnelle des causes du terrorisme peut entraîner ce que François Thuillier, ancien officier des services français antiterroristes, et Emmanuel-Pierre Guittet, docteur en sciences politiques et chercheur associé à l’université de Cambridge (Angleterre), appellent « l’effet Allah Akbar » : « Voilà donc qu’il nous plaît de considérer le terroriste moderne en musulman. Cela semble convenir au plus grand nombre. Sans doute parce que cela fournit une explication et, ce faisant, cela rassure. »
Ancien officier de la CIA devenu psychiatre et chercheur indépendant, Marc Sageman a rencontré des dizaines de djihadistes depuis plus de trente ans. Il écrit dans son livre référence, Le vrai visage des terroristes (Denoël, 2005) : « Sur cent moudjahidines à propos desquels j’ai obtenu des informations pertinentes concernant leur milieu d’origine, treize ont expliqué leur ralliement par leurs seules croyances religieuses […], et ce chiffre est peut-être surévalué, puisque les moudjahidines ont toujours tendance à expliquer le djihad comme une révélation religieuse, sans mesurer l’importance de leurs amis, de leurs parents ou de leur maître. »
Un pourcentage confirmé par le juge Marc Trévidic, qui a instruit pendant une quinzaine d’années des dossiers de terrorisme : « Ceux qui partent faire le djihad agissent ainsi à 90 % pour des motifs personnels : pour en découdre, pour l’aventure, pour se venger, parce qu’ils ne trouvent pas leur place dans la société… Et à 10 % seulement pour des convictions religieuses : l’islam radical. La religion n’est pas le moteur de ce mouvement, et c’est ce qui en fait sa force. »



LEAUTAUD a écrit:C'est entretenir une fois de plus la confusion sur la réalité du terrorisme islamiste




LEAUTAUD a écrit:Le procès est l'occasion pour les victimes et leurs parents de témoigner de leurs souffrances, ce n'est pas rien.
Les complices des tueurs auront l'occasion d'expliquer ce qui les a amené là, mais à titre personnel je m'en fous.









Mirdhynn a écrit:Je continue la lecture des comptes rendus de temps en temps. Le principal accusé qui se clame innocent , qui se contredit à la suite, et qui la ramène régulièrement pour provoquer le monde![]()
Une vraie bande de tarés quand même


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