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Captain America

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Re: Captain America

Messagede mallrat » 23/03/2026 14:29

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Il est à noter que l'éditorial de JM Dematteis est instructif. Nous n'aurons jamais le GN Captain America par Stern et Byrne

Alors que la relation entre Steve et Bernie Rosenthal avance, Captain America doit faire face au retour de son ami d'enfance Arnie Roth dont le "colocataire" a été enlevé.
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Il en résulte une histoire assez simple mais qui est le début d'un arc plus long.
Il y a pas mal de pathos dans cet épisode. Peut-être un peu trop. Cependant il introduit Arnie qui est l'ami d'enfance de Steve, le petit dur qui le protégeait. Oui ca ressemble au Bucky du MCU (Coïncidence?). De plus si ce n'est pas clairement dit, Dematteis est assez subtil pour qu'on comprenne que Arnie est en couple avec Michael et que ca passe pour une forme de timidité. C'est un des premiers personnages gay des comics avec Venomm et Taku dans Black Panther.
L'épisode suivant est de David Kraft: Le catch serait l'école de la vie en gros et on joue pas avec aux USA. C'est surement une des pires histoires jamais publiée par Marvel. Ca a peu de sens, c'est idiot, moralisateur à outrance et c'est en plus dessiné par Alan Kupperberg donc c'est moche.
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Dematteis revient avec Zeck pour introduire Vermin mais aussi un subplot sur le Falcon dont le neveu Jim est blessé alors qu'il poursuit un cambrioleur. Les deux héros dans leur coin seront confrontés à leur rage ultime, leurs peurs, leur haine et la surmonteront. Falcon devient candidat au congrès. Zeck est enfin encré seulement par Beatty et c'est superbe. Fini le sabotage en règle avec Vince Colleta sur quelques cases. Kraft revient avec une histoire en deux parties qui réunit les Howling Commandos dans le présent avec Cap contre les hordes d'Hydra.
On est sur du comics divertissant avec un peu de continuité sur l'âge de nos Howlers. Zeck est toujours au mieux même si on ne sait pas comment les gars conduisent d'une main, font des sauts et tirent de l'autre.
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Dans l'annual, Dematteis regroupe les 4 Captain America connus de l'époque pour libérer la terre des griffes d'Adam II sous la houlette du Contemplateur.
Ron Wilson met cela en image mais déjà qu'il n'est pas dans la liste des meilleurs, il se voit encré par Coletta qui affadit son trait. Cette histoire inspirera une histoire plus passionnante de Roger Stern dans les années 2000 "Captain America Corps".
Nous avons ensuite une histoire où notre héros intervient lorsqu'un rassemblement de néo-nazis devient le théâtre d'un affrontement avec des jeunes juifs. Lors de son discours, Bernie reconnait Steve sous le masque.
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Arnie est enlevé. Cap tombe dans le piège de Helmut Zemo qui prend pour la première fois l'identité du Baron Zémo. Il est aidé par Primus, un muté d'Arnim Zola vu dans le run de Jack Kirby. Primus prend la place de Steve pour ruiner sa vie.
Pendant ce temps, Falcon voit sa personnalité de Snap Wilson resurgir.
Ce sont à chaque fois qui règleront les conflits. Cependant Michael n'y survit pas. Steve repart dans ses longs discours mais aussi sur une lamentation sur la vie de superhéros à la Peter Parker que Arnie coupe sèchement. C'est assez bien vu, ca rappelle que si dans la fiction, on utilise souvent les personnages secondaires comme chair à canon pour impacter le personnage principal (Women in refrigerator), c'est un procédé qui favorise l'autocentrisme. On peut quand même aussi trouver cela incongru car Dematteis use et parfois abuse du procédé du discours de Cap.
Enfin Scarecrow revient mais complètement déjanté. L'épisode est centré sur l'impact du père sur les enfants même si le scénariste utilise là aussi un cliché pour le mettre à mal sur la conclusion.
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Un petit récit de Stern et McDonnel conclue le volume et reste dans l'un des axes de ce run, la parentalité.
On voit que Dematteis nous parle des effets que peuvent avoir les parents sur leurs enfants mais aussi nous définit l'idéal de Steve Rogers en l'opposant sans cesse à d'autres idéaux.
Son personnage est pas mal verbeux. Il le sait car il en joue à plusieurs reprises mais cela reste vrai et avec une moralité peut être un peu pesante. On sent quand même ue plus le run avance plus Dematteis prend confiance en Zeck et écrit moins.
Il enrichit aussi la série avec la création de Vermin et du nouveau Baron Zemo ou de Arnie Roth. Il n'en a pas fini sur ce point. Sous sa plume, Bernie Rosenthal est aussi un personnage féminin plus affirmé que beaucoup d'autres (l'épisode par Kraft montre bien que ce n'est pas le cas de tous les scénariste. On a deux Bernie différentes), elle prend les devants, agit (avec la SDF) et reconnait l'homme qu'elle aime d'une façon naturelle qui ne surprend pas aujourd'hui mais qui à l'époque était quand même rarissime sinon inexistante.
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Zeck quand à lui, montre qu'il est un des meilleurs dessinateurs de son époque pour l'action et le super-héros surtout quand Vince Colletta ne vient pas gâcher ses planches.
Une période primordiale du personnage même si elle peut paraitre verbeuse et parfois très mélodramatique (ce qui était le cas de la plupart des séries à cette époque).
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Re: Captain America

Messagede mallrat » 12/04/2026 20:44



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Zdarsky reprend le personnage. Il utilise la définition du temps glissant chez Marvel qui veut que Fantastic Four 1 se passe toujours 10/15 ans avant les évènements d'un comics que l'ont tient en main depuis le milieu des années 80 (Marvel a repris ce concept dans les Handbook des 80's (1)).
Steve Rogers se réveille donc au 21ème siècle. Il préfère rejoindre l'armée qu'accepter l'invitation des Avengers.
Il se voit envoyé en Latverie pour une mission d'exfiltration des otages de l'Ambassade US depuis la prise de pouvoir du Dr Fatalis.
Il aura une équipe d'élite à ses côtés dont le nouveau Captain America.
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Zdarsky ne prend pas le chemin facile. Il commence son histoire dans le passé ce qui est souvent peu commercial avec une modernisation des origines ce qui peut froisser les lecteurs. Si le premier point s'est démenti avec une série qui vend comme jamais depuis Brubaker, la deuxième n'a pas manqué avec des lecteurs ayant oublié le concept de temps glissant que je rappelais en préambule.
La question qui me semblait bien plus complexe et difficile à faire tenir pour ma part était celle de créer un nouveau super-soldat et même un énième Captain America. En effet, le monde Marvel avait déjà presque 20 Captain America dans la continuité 616 (oui je compte ceux des Etats-Unis de Captain America) et pas loin du même nombre de personnages qui soient issus de Weapons Plus (Nuke, Wolverine, Fantomex, Cage), du Serum du Super-soldat (Protocyde), d'autres facteurs (Anti-Cap, Josiah X). C'est un peu embouteillé.
Là il crée un Steve Rogers moderne ce qui change et montre aussi le changement de regard que nous avons sur la guerre mais aussi comment les USA mènent leur guerre depuis 40 ans.
Le nouveau Captain America s'est engagé suite au 11/09 et lui aussi été "inapte". Le parallèle entre son origine et celle de Steve mais aussi à l'éveil des deux personnages est cruel.
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Steve Rogers est une boussole morale, un personnage qui montre la voie. David Coulton est un Captain America plus réaliste sûrement et qui est touchant. Je ne dis pas réaliste comme un plus par rapport à Steve mais comme une différence. Je trouve que Steve Rogers n'a pas à être réaliste car il permet de mettre le doigt sur la différence entre nos idéaux et la réalité que l'on a crée. Il rappelle qu'on ne cesse de diverger des idéaux. D'autre part, il est souvent écrit de façon assez humaine pour que le lecteur le comprenne.
Avec Coulton ca permet peut-être plus d'identification mais aussi de ne pas être un Captain avec un autre idéal, une autre origine.
Pour moi ca fonctionne très bien.
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Schiti livre une belle prestation, avec des dessins un peu cartoony mais qui collent bien. Frank Martin utilise bien ses couleurs et plusieurs fois l'alliance avec Schiti sur des scènes précises est assez déchirante.
A cette deuxième lecture, les bémols que j'avais sur ce premier arc se sont envolés. C'est un début très solide et très réussi!

Vivement conseillé!



(1) Ce concept existait ailleurs comme chez DC (merci Xavier Fournier) et il a fait parlé chez Marvel au moment où Byrne redéfinissait les origines de Spider-Man dans chapter one puis de Hulk. Il a été repris par exemple dans Extremis ou le Punisher War Journal de Fraction où le vietnam devenait la première guerre en Irak pour Tony Stark et Frank Castle.
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