toine74 a écrit:Mirdhynn a écrit:toque a écrit:Aujourd'hui la droite préfère garder ses privilèges de classe en s'alliant à l'extrême droite plutôt que laisser la place à une politique de gauche.
Je rebondis là dessus. On est surement l'un des pays du monde où la gauche a laissé la plus grande empreinte idéologique, organisationnelle et sociétale.
Qu'est ce que ça veut dire pour vous laisser place à une politique de gauche (??).
L'empreinte, c'est ce qui reste du passé. Seulement, la société continue d'évoluer et la situation de la distribution de la richesse montre bien que la structure en place n'arrive pas/plus à "amender" ou s'adapter à la réalité éco du XXIe siècle. Les lois (économiques, fiscales, etc.) vont toute dans la même direction (concentration de l'argent au sommet) et laissent de moins en moins de place au social (santé, éducation, environnement). Il y a évidemment des problèmes structurels (administration), mais quand on voit les flux d'argent, on constate bien que ça va vers plus vers les actionnaires que le bon peuple.
J'ai une vision différente : Si tu va voir sur l'observatoire des inégalités, tu te rends compte que la richesse des ménages en France est très "lissée" (à part un pouillème de la population millionnaire), on a énormément de redistribution, un code du travail très en faveur des employés, des congés en abondance, un système de retraite plus que généreux, un système de soin, même s'il s'est dégradé fortement qui te permet toujours de ne rien dépenser.
Tout ça ce sont des acquis de la gauche. Mais à coté de ça : le système ne tient plus financièrement dans tous les domaines. On a un deficit abyssal. Les gens se plaignent de ne pas avoir assez d'argent, mais plus de la moitié de ce qu'ils gagnent part dans le tonneau des danaïdes et ils en voient de moins en moins la couleur dans les services publics. Un taux de chômage à nouveau en hausse et la moitié de nos entreprises naissantes se cassent la gueule au moment fatidique de la fin des deux ans d'exonération d'URSAAF.
Donc la politique de gauche, même si j'approuve le coté humaniste, me semble nous avoir conduit dans le mur. Alors choisir la fuite en avant, avec une politique encore plus de gauche, je comprends pas...