Mea culpa. J'ai feuilleté l'album et du coup je l'ai acheté et déjà dévoré.
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Déjà la couverture inspirée de La Pietà de Michel-Ange, artiste indissociable de Jules II, est terrible.
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Belle réalisation. Theo confirme sont immense talent. Son trait est totalement différent de sa production sur le trône d"Argile et prouve qu'il a plus d'une corde à son arc. Le travail sur les ombres et les estompes est splendide.
D'abord surpris par les couleurs (à tort), je trouve après lecture qu'elles sont énormément travaillées. La prédominance de rouge, fil conducteur, s'accorde parfaitement à l'histoire truffée d'assassinats.
Une fois de plus, Jodorowsky a l'air de prendre un malin plaisir à matraquer le Saint Siège, et présente les religieux comme des manipulateurs, dépravés et pervers.
Seul regret, un peu plus d'explications du contexte politique de ce début de renaissance en Italie aurait permis de mieux appréhender les enjeux et motivations des hommes d'Eglise.
N'oublions pas que l'Italie n'a pas encore fait son unification et qu'elle composée d'une multitude de principautés et petits états se querellant entre eux. Les différents Papes qui se sont succédés s'efforçaient d'étendre leur autorité sur un maximum d'états devenant ainsi états pontificaux.