Moi qui considérais que les dix premiers volumes de l'intégrale Vaillant me suffiraient, concernant cet auteur, je dois avouer que je prenais mes désirs pour des réalités.
J'ai d'abord enfreint cette règle en achetant l'intégrale de l'Oncle Paul par Graton. Et quelques titres de Labourdet, également. La lecture des Labourdet, j'ai eu du mal, je l'avoue, mais c'est bien dessiné.
Et récemment, je me suis offert cette intégrale Julie Wood, série que j'avais boudé lorsqu'elle passait dans Super As (je me régalais davantage avec Métal Hurlant, Fluide Glacial, avide de vieillir, hein ?).
Je viens de lire à plus de 50 piges les deux premières histoires de Julie et franchement, je me joins au tapir, dans le concert de louanges.
Je crois qu'en lançant cette nouvelle série, Jean Graton avait l'enthousiasme d'un nouveau départ, ce qui se ressent dans la qualité de son travail. Sans doute devait il fournir à ses assistants des crayonnés plus aboutis qu'à l'ordinaire et ceux-ci devaient être plus encadrés dans leur tâche que sur Michel Vaillant. A partir d'un certain moment (que je ne peux pas situer avec précision), le travail du studio est vraiment dégueu, c'est pourquoi, par prudence, j'ai arrêté les intégrales après dix volumes, ne sachant pas trop ce que j'y trouverais après, au risque de passer à côté de quelque bonne surprise.
Pour l'heure, la bonne surprise ce sont en fait les débuts prometteurs de Julie Wood. C'est très bien amené sur le plan de l'écriture. Faut dire que Graton avait alors un solide métier et qu'il sait très bien raconter une histoire, lorsqu'il veut bien s'appliquer.
Bon, du coup, ça va m'obliger à revenir jeter un oeil (libidineux) sur la série Michel Vaillant si je veux déguster l'album présenté par Alexander dont le titre sulfureux est si alléchant.
