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La révolution n’est pas qu’une affaire d’hommes...
Marie n’est pas une intellectuelle, ni une aristocrate, encore moins une militante. La Commune, elle aurait pu ne pas la vivre, et continuer à accumuler de la rancœur et de l’amertume dans sa vie de servante, d’ouvrière à la journée. Seulement, la Commune est là et, avec elle, une occasion en or de régler les comptes, de laisser sortir enfin cette froide colère qui lui tord le ventre, de redresser la tête, de faire payer ceux qui ont fait de sa meilleure amie Eugénie : un fantôme dont le rire dément résonne dans une crypte de damnées. La Commune promet que les lâches et les oppresseurs d’hier vont payer. Ça tombe bien, Marie en connaît quelques-uns. Et elle est prête à se salir les mains...
LA DOUBLE PREVIEW :
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Belle et rebelle... 1871. Élisabeth Dmitrieff, une belle jeune femme russe de tout juste vingt ans arrivée à Paris depuis une semaine à peine, devient la présidente du premier mouvement officiellement féministe dEurope : lUnion des femmes pour la défense de Paris et laide aux blessés. Véritable passionaria socialiste et va-t-en-guerre, elle est envoyée par Karl Marx lui-même ! Sa beauté et sa verve, qui la distinguent des autres insurgées, dorigines plus populaires, suscitent lintérêt des « hommes » jusquici peu sensibles aux revendications des communardes. Ainsi, paradoxalement, lune des premières grandes figures du combat pour le droit des femmes en France était... une aristocrate russe.
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« On m’appellera la dame aux éléphants ! » Hiver 1870. Prélude de la Commune. Alors que Paris, assiégée par larmée prussienne, subit le froid et la famine, Victorine, onze ans, passe le plus clair de son temps à soccuper de Castor et Pollux, les deux éléphants du Jardin des plantes. Cette passion pour les pachydermes a le don dénerver sa mère, engagée dans le mouvement des femmes qui veulent simpliquer dans la défense de la ville. Mais Victorine est bourrée dimagination, et elle veut être à la hauteur des ambitions de sa mère. Nourrie par les exploits des célèbres éléphants dHannibal, elle élabore un plan pour libérer Paris. Un plan génial, démesuré, contre lequel Bismarck ne peut rien. Un plan de petite fille livrée à elle-même dans un monde dadultes...
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La prochaine série scénarisée par Wilfrid Lupano sera dessinée par Anthony Jean (La Licorne). Intitulée Communardes, elle devrait se composer de trois one-shots présentant des portraits de femmes à cette période.
Le projet est intrigant quand on connaît les qualités respectives des deux auteurs. D'ailleurs Lupano détaille bien son ambition et ses objectifs à la fin de cet entretien.
Pas de planche encore à se mettre sous la dent sur le net, même si deux d'entre elles sont exposées tout ce week-end à la galerie Le Cerisier à Paris dans le cadre de l'expo consacrée aux œuvres issues des univers de Lupano. En revanche, on peut trouver diverses recherches visuelles de Jean, comme celles-ci :
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La série doit paraître chez Vent d'Ouest, mais aucune date n'a encore été dévoilée.