J'ai mis le temps pour m'y mettre, mais c'est fait, je viens de me lire les quatre tomes d'Aâma d'affiler. C'est un peu "frais" pour avoir un avis vraiment clair, mais j'ai beaucoup aimé, même si j'ai malheureusement été pris du syndrome "Lupus". C'est à dire que cela commence "très bon" (T.1), ça monte à "très très bon" (T.2), ça touche le "culte" (T.3) et puis, d'un coup, ça retombe dans "moyen" (T.4).
On dirait, comme pour Lupus, que Frederik Peeters s'est fait dépasser par son sujet et propose une fin à l'emporte pièce, un peu dans tous les sens, avec pleins d'effet pour tenter de retomber sur ses pattes et boucler le tout (certain on fait l'analogie avec Akira, c'est tout à fait ce que j'ai ressenti). Et ça marche moyen. Attention, toutes proportions gardées car Aâma reste tout de même du très haut niveau de BD.
Je ne vais pas redire tout ce qui a été dit, mais une question me turlupine (j'aime ce mot !

) Peut-être que vous allez pouvoir me répondre ou me signifier que je n'ai rien compris :
Si Lilja est l'être à travers lequel Aâma va pouvoir se développer, et que le couple des Wolan est au courant de son existence depuis longtemps, pourquoi s'embêter à passer par Verloc (avec tous les risques qu'il soit tué avant la fin de son périple, et toute l'organisation impensable à mettre en place, voir impossible, entre la programmation de Churchill ou l'amant de Silice par exemple) alors qu'il aurait suffit d'enlever la gamine (Muy-Tang ne semble pas avoir de problème à tuer ou à faire enlever des gens) et de l'emmener directement sur la planète Ona(ji). Cela aurait été plus logique et plus rapide, sachant que Wolan a besoin de résultats et qu'il est au courant d'à peu près tout. Bon, on aurait au final eu qu'un album...
Est-ce que je suis à côté de la plaque ? (bien possible…)
Graphiquement c'est superbe, même si j'avoue préférer le trait des deux premiers tomes plus "intuitif" si je peux dire. Mais c'est vrai que
l'exploration de la faune et de la flore est incroyablement riche. 100 pages de plus d'exploration ne m'auraient pas déplu !...
Voilà !...
