sergent latrique a écrit:Quelqu'un a vu le ski alpinisme ? ça donne quoi à regarder ?
Que ce soit dans les commentaires à la TV ou dans la presse écrite,
le format court est décrié et le format long est privilégié, plus conforme à la hiérarchie sportive actuelle et à l'esprit de la discipline (même réflexion sur les parcours de ski cross et snowboard cross qui n'ont pas contribué à faire honneur à la discipline, mais la FIS a entendu pour 2030 les critiques formulées par les sportifs durant la compétition) :
« Jeudi, je vous parlais de l'introduction du ski alpinisme au programme des JO et de l'émotion que cela suscitait, positive ou négative, dans la discipline. J'ai donc testé en direct à Bormio, et j'ai mieux compris les réserves des détracteurs. Le format choisi, celui du sprint, est court, très court, moins de trois minutes d'efforts sur la pente de la Stelvio. La descente, minimaliste et sans piège, n'a occasionné aucun retournement. La montée, à skis ou à escaliers, faisait de toute évidence monter le cardio et brûler les cuisses.
Mais que reste-t-il vraiment de ces courses ? Les stops et le dépeautage. Je ne nie pas l'importance d'une bonne transition, sa technicité. Du skiathlon au triathlon, elle participe d'une bonne course. Mais là, elle en est le coeur-même. Emily Harrop y a perdu l'or et Thibault Anselmet gagné le bronze. Que l'intermède prime sur l'action elle-même est profondément choquant. La télégénie de la course ne doit pas suffire à réduire le ski de randonnée originel à cette scénographie entre Le Nôtre (les Diamants), butte Montmartre (les escaliers) et descente sans relief.
Alors, on oublie ? Pas du tout. Comme l'espèrent de nombreux pratiquants, on allonge le format et/ou on introduit l'individuel, une course d'environ 1h30 à 2 heures qui respecte davantage l'essence de cet effort-là. »