Oui, cette utilisation de prénom est une dérive insidieuse qui gomme ce que le patronyme cerne mieux, avec la distance nécessaire.
Charles ne se substituait jamais à De Gaulle (à la rigueur on disait "le grand Charles" ou "le grand Charlot")
Georges ne se substituait pas à Pompidou.
Valéry ne se substituait pas à Giscard d'Estaing
François idem pour Mitterrand, ni Jacques pour Chirac.
Pour ces trois présidents leur prénom n'était employé que dans un
contexte positif pour eux (c'est bien là tout le problème)
Avec Sarkozy, Hollande et Macron, il en va de même (ceux qui les appellent Nicolas, François ou Emmanuel, ne sont jamais leurs ennemis, au pire c'est de l''ironie, comme la pratique le Canard Enchaîné)
Donc, oui, la formulation sans ambiguïté doit privilégier le patronyme, au besoin complétée par le prénom, mais pas le prénom seul.
Il y a une exception historique dans "Astérix Gladiateur" où César est appelé par eux "Jules", excellent gag !
