Bon, j'ai la réponse, il y a bien les 10 années de plus qui se sont écoulées depuis la sortie de la première édition.
La préface est sympa. Je l'ai remise en texte en dessous.


Rien que pour vos yeux :
AVANT-PROPOS 2025
Dix ans ont passé depuis la première édition de ce livre. Et les musiques afro-américaines n'ont pas fondamentalement changé. On peut penser que le rap a tout dévoré, mais en réalité, la soul et le blues sont toujours là, chez Beyoncé, Sza ou Kendrick Lamar...
Ce qui a bougé, en dix ans, c'est le pays, en plein bouleversement, et la façon d'appréhender le sujet de l'ouvrage. On nous a reproché à nous (pas tant que ça, mais un peu) deux Européens blonds, de parler d'une culture qui n'est pas la nôtre. Des éditeurs étrangers ont changé le titre, considérant le terme « black » comme problématique.
C'est évidemment une question philosophique qui nous a obsédés. Appropriation culturelle ?
Et puis, un jour de juillet 2019, au festival Jazz à Vienne, dont Brüno avait fait l'affiche, nous dédicacions ce livre lorsqu'une dame est venue le feuilleter, puis l'acheter, visiblement enthousiaste. Elle nous a dit son nom, Laura Greer, et son métier : programmatrice de l'Apollo Theater d'Harlem. La Mecque new-yorkaise de la soul et du jazz depuis les années 1930.
On lui a parlé de ce problème qu'on rencontrait, de notre légitimité, du droit d'utiliser le terme « black ». Elle a trouvé ça absurde, et nous a incités à passer outre tout ce « bullshit », validant par là même notre travail.
Voici donc notre bullshit à nous, notre histoire des musiques populaires afro-américaines, de 1945 à nos jours, mise à jour, avec la même passion.
Et Thank You (Falettinme Be Mice Elf Agin), comme disait le regretté Sly Stone.
Bourhis & Brüno






