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* * * Ciné-Club 130 en hommage à Brigitte Bardot * * *

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Messagede euh... si vous le dites » 10/12/2025 21:31

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Le lien pour Panique :

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Messagede lobo » 11/12/2025 22:31

Merci euh... Et merci jolan pour le topo sur l'effet de réel au cinéma. Très intéressant. Malin je trouve...
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Messagede jolan » 15/12/2025 18:53

Panique – Julien DUVIVIER – 1946

J'ai préféré cette vision à mes précédentes fois. Plutôt que de comparer avec le film de Leconte, je me suis davantage laissé submerger par le film, et j'ai passé un bon moment. Ca m'a ramené également quarante ans en arrière, quand je découvrais ce film un dimanche soir au ciné-club, moments que j'appréciais particulièrement.
La réalisation est très réussie, je n'ai pas vu de défauts. Il n'y a que le décor du village qui fait un peu trop faux décor de cinéma, mais ça apporte un certain charme en fait. La trame est bien menée, et le drame fonctionne beaucoup mieux que dans l'adaptation de Leconte, plus noire et plus ennuyeuse, très différente, mais plus fidèle au roman. Chez Leconte, par exemple, monsieur Hire est faible et fragile, là c'est un roc "solide comme un arbre" qui ne craint rien ni personne.
En revanche, à partir de la scène à la campagne où la jeune Alice découvre que Hire est riche, "tendre et bon", je me demande pourquoi elle persiste à vouloir lui nuire et à rester avec son amant meurtrier, voleur, coureur de jupons. Elle a ouvert les yeux sur la vraie nature de Hire, mais aveuglée par son amour irrationnel elle en vient néanmoins à se trahir elle-même. Il est vrai qu'elle sort de prison où elle a passé près d'un an pour le protéger, elle est donc très fortement éprise. Une idiote en somme.
Il y aussi la scène finale qui me semble un peu excessive et incongrue, on se demande pourquoi il prend peur de la sorte après une petite bousculade. Il lui suffit de montrer aux policiers qui le pourchassent la preuve qu'il a dans son appareil photo. Je n'ai jamais compris cette scène. On dirait qu'ils ont voulu faire comme dans le film "Fury" de Fritz lang en 1936, où la foule court après Spencer Tracy pour le lyncher. Mais bon, c'est dans le roman apparemment.

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Messagede jolan » 24/12/2025 18:26

Bon.

Qui veut proposer la prochaine liste ?
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Messagede euh... si vous le dites » 25/12/2025 00:13

jolan a écrit:Bon.

Qui veut proposer la prochaine liste ?


Y a peut-être des gens en vacances ou pas trop dispo.
Je vais pas tarder à regarder Panique.
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Messagede jolan » 25/12/2025 18:57

Certes.

Le Sergent n'a rien proposé depuis juillet avec la séance 123 et "Le Plongeon"

Je vote pour qu'il propose la prochaine liste.

Et après ce serait au tour de Lobo

:lisezmoi:
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Messagede euh... si vous le dites » 25/12/2025 19:33

jolan a écrit:
Le Sergent n'a rien proposé depuis juillet avec la séance 123 et "Le Plongeon"

Je vote pour qu'il propose la prochaine liste.

Et après ce serait au tour de Lobo

:lisezmoi:


Ca me convient tout à fait.
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Messagede lobo » 26/12/2025 12:32

OK pour moi. Je regarde et je réagis à Panique d'ici lundi ou mardi.
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Messagede lobo » 29/12/2025 13:52

Panique de Julien Duvivier
Un bon film amha, dont j’avais vu le remake, sans trop me rappeler ce que j’en avais pensé.
Ici le film commence sur des chaussures usées. Qu’un traveling révèle être celles d’un clochard allongé sur un banc, qu’un flic va bientôt chasser. C’est une image qui résume le film. La société contre les marginaux. Ici un marginal d’en bas, bientôt avec Monsieur Hire, un marginal d’en haut. Hire n’a jamais eu l’art de plaire dit-il dans la séquence sur son île déserte. Et en réponse, il en rajoute en affichant sa misanthropie, par une morgue, un mépris pour ses contemporains mais sans méchanceté. Typique et génial ce dialogue avec le commissaire, où il commence par employer l’imparfait du subjonctif : « Encore aurait-il fallu que je le susse ». « Que vous sussiez » appuie le commissaire. Au point que dans la phrase d’après Hire se sent obligé d’en rabattre en rectifiant par un présent, fautif mais plus consensuel : « J’ignorais que je fusse. Pardon… J’ignorais que je sois. ».
Face a l’individu marginal, la société, c’est d’abord le petit peuple, spontanément conformiste, spontanément xénophobe (« d’ailleurs ces forains, d’où ça vient ? » dit le patron de bistro), avec ses multiples visages : le boucher, le fonctionnaire à lunettes, la prostituée, etc… D’eux, Hire dira, toujours sur son île où il se dévoile à Alice : « ils sont pressés et jugent sur les apparences »… A ce stade, celui du petit peuple, c’est seulement le moment du soupçon : il paraît qu’il pratique l’envoûtement en plantant des épingles dans ses photos. Et puis ne serait-il pas pédophile ? Mais la société, c’est ensuite la foule, irrationnelle, ivre de sensations fortes, le vertige du manège, celui de la découverte du cadavre, celui du spectacle de catch, celui du lynchage, le goût du sang jamais loin. On parle de chasse à courre (au moment de la belle scène des auto-tamponneuses, substitut du lynchage final), de corrida. La fête foraine c’est une bonne idée, sans doute déjà présente dans le roman de Simenon, mais magnifiée par le cinéma. Elle représente ce vertige, cette irrationalité de la foule. Elle est explicitement mise sur le même plan que le lynchage, qui apparaît au forain comme un spectacle gratuit donc une concurrence déloyale ce qui va le pousser à arrêter un temps la musique. L’irrationalité de la foule est aussi mise en scène de belle façon amha, amusante cette fois, dans la séquence de luttes féminines, où à l’ivresse que procure le spectacle de femmes qui se battent succède une panique, où tout le monde se précipite vers la sortie, laissant les lutteuses sans plus de raison d’être, toute penaudes sur le ring.
Et l’amour dans tout ça ? « C’est la beauté du monde », dit une chanson, qui revient à plusieurs reprises, au bon moment, notamment à la fin, une de ces belles chansons françaises pleines de mélancolie. Alice, incarnée par Viviane Romance est amoureuse d’un être vil et veule (« pas d’estomac » juge monsieur Hire), elle l’a dans la peau comme on disait à l’époque. Mais peut-elle aimer un assassin ? Sur cette question il y a un basculement terrible. Après que monsieur Hire lui a appris qu’Alfred aurait tué la Noblet, Alice est inquiète, seule dans sa chambre, elle est songeuse, n’entend même pas Alfred gratter à la porte et elle le reçoit très froidement. Elle lui tend alors un piège en disant qu’elle a besoin de manteau. Et elle est follement heureuse quand il lui fait croire qu’il est fauché. Jusque là c’est seulement une femme qui aime. Et qui est heureuse d’aimer un homme innocent. Et puis tout bascule quand il lui révèle qu’il a tué la Noblet. Son visage se fige (pour l’occasion elle est d’ailleurs superbe). Tout change chez elle. Elle va désormais être complice d’un assassinat et va en provoquer un deuxième. Non sans remords comme on le voit dans les derniers plans, dernier tour de manège pour l’assassin.
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Messagede sergent latrique » 30/12/2025 20:52

Panique Un film de Julien Duvivier, de 1946, inspiré des fiançailles de M.Hire de Simenon.

On est dans l'immédiat après-guerre, mais ce film s'inscrit bien dans la veine des films policiers à l'ancienne des années 30.
Je serai totalement partial sur le sujet et dans ma critique, car j'ai une immense admiration pour Michel Simon, à mon avis un des plus grands acteurs du cinéma mondial. Dans ce film, il montre son talent d'acteur protéiforme, lui qui sait tout jouer, incarner à la perfection : clochard, juge, marinier, conducteur de train, homme d'affaire etc. et toujours juste dans le jeu et le ton.
M.Hire, le personnage central de ce film est un homme cultivé, intelligent, sensible mais vu comme un ours misanthrope, portant un regard sévère sur l'humanité, au dessus de la médiocrité de la société qui l'entoure et que pour cela le rejette. Il s'en accommode d'ailleurs fort bien. L'action policière puisqu'il s'agit aussi d'une enquête en récit d'arrière plan, est un support à cette analyse psychologique écrite par Simenon.
Le cadre de l'action, c'est une petite place de quartier populaire, bon enfant, tout proche de Paris qui accueille une grande fête foraine. A ce propos, on a un aperçu des manèges de l'époque qui sont plutôt proches de ceux d'aujourd'hui.
La musique foraine et les chansons d'amour des chanteurs de rue rythmeront presque tout le film, à l'exception de la scène qui marque le point culminant final et de l'escapade sur l'île ou lorsque le Dr Varga reçoit chez lui.
L'indifférence relative de Hire est contrastée par une galerie de portrait de ces gens modestes, représentants de la bonne société des Français moyens . Cependant, au cours du film, Hire, réservé, cultivé, n'attendant rien de personne va s'ouvrir petit à petit, et s'humaniser en contraste avec ce bon peuple qui devient de plus en plus odieux et obscène, manipulé par les manœuvres sournoises d'un petit malfrat, Alfred avec sa complice Alice, récemment sortie de prison (Viviane Romance, garce magnifique). Alfred, assassin d'une dame du quartier, la veuve Noblet, apprenant que Hire détient une preuve de sa culpabilité, cherchera à l'aide d'Alice à récupérer cette preuve puis en dernier recours à faire accuser Hire.
Les femmes et les hommes sont montrés sous leurs sentiments les plus bas, les femmes sont vénales, tricheuses, hypocrites, les hommes lâches, méchants quand ils ne tombent pas dans la délation et le maquillage de crime pur et simple. Restent quelques personnages aux sentiments innocents comme cette petite fille qui accepte sans méfiance les pommes que lui offre Hire en toute sincérité et qui refuse de le calomnier, ou son logeur qui s'oppose à la foule haineuse.
Hire, revenu du monde des hommes, photographe impuissant et philosophe de la misère et la lâcheté humaine aperçoit l'horizon d'un avenir plus heureux par son action auprès de cette jeune femme dont il est tombé sous le charme et qu' il veut délivrer de ses mauvaises fréquentations. Cette humanité qu'il avait délaissée l'aveuglera jusqu'à sa chute finale.
La panique morale est celle de ce peuple couard et détestable, faible comme cet Alfred, véritable tête à claques (qui sera bien giflé comme un chenapan par Hire formidable d'autorité).
C'est aussi celle de Hire lorsqu'il revient à son domicile et que toute la population l'attend au pieds de ses valises. Hire, désorienté et incrédule devant la méchanceté perd alors son sang-froid et finit dans une chute mortelle.
Duvivier a toute la maitrise des décors, des plans, des mouvements de caméra, des jeux d'ombres dans les escaliers, derrière les fenêtres, jouant un ballet parfaitement clair pour le spectateur dans les intentions des personnages et dans les déplacements dans l'espace formé par ce groupe d'immeuble.
Il y a deux scènes que je trouve marquantes, celle où Hire, sur l'île des Loups (au Perreux sur Marne alors en banlieue campagnarde :) où il s'invente une vie nouvelle et loin de la misère humaine et celle terrible de cette foule qui chasse Hire jusqu'à le faire chuter du toit.
J'ai lu dans une critique que les marques de haine d'une foule avide de vengeance étaient exagérées, ainsi que le jeu d'Alice (ses manoeuvres de séduction en jeu
de jambes, sourires et décolletés faussement pudiques peuvent paraître cousus de fils blancs). Je pense sincèrement que ce type de comportement n'est pas si chargé, et l'actualité nous en donne hélas souvent le triste exemple.
N'oublions pas que nous sommes juste après la guerre, période exacerbée où les règlements de compte ne se faisaient pas dans la dentelle.

J'ai donc revu avec un très grand plaisir ce film et ma note reflète cette satisfaction 17/20
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Messagede euh... si vous le dites » 30/12/2025 21:36

Je vais essayer de le voir demain, comme ça on peut entamer l'année avec une nouvelle proposition.
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Messagede sergent latrique » 30/12/2025 21:43

Ok, euh...
Pour la question de jolan sur le fait que Hire ne montre pas la photo à la police, j'imagine que Hire, alors qu'il avait une vraie sincérité dans sa relation avec Alice et pensait que la jeune femme s'amendait, qu'elle était une victime battue, est si désorienté, qu'il entre dans une panique incontrôlable. La panique comme la peur ne s'explique pas. Il faut dire que se retrouver dans sa situation mettrait plus d'un plus que mal à l'aise, et d'ailleurs il réclame au départ la protection de la police et est prêt à affronter tous ses détracteurs un à un. Michel Simon est absolument superbe dans cet exercice. :ok:
Bon enfin, à un poil, il en réchappait. L'histoire de Simenon est écrite pour une fin tragique.
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Messagede sergent latrique » 30/12/2025 22:22

BB, vous n'y échapperez pas : la liste "Brigitte Bardot".

Je reprend la liste de jolan dans le sujet filmographie mais je biffe un certain nombre de films pour ne pas noyer les votes. Soit film anecdotiques des débuts, soit film trop connus, soit choix perso (peplum et autres), soit trop de Vadim ou de Boisrond, soit le mépris que j'ai revu il y a 2 jours :D

1955 - Futures vedettes de Marc Allégret
1955 - Cette sacrée gamine de Michel Boisrond
1955 - La Lumière d'en face de Georges Lacombe
1956 - La Mariée est trop belle de Pierre Gaspard-Huit
1956 - En effeuillant la marguerite de Marc Allégret
1956 - Et Dieu... créa la femme de Roger Vadim qui inaugure la période Bardot avec fesses 8-)
1957 - Une Parisienne de Michel Boisrond
1958 - En cas de malheur de Claude Autant-Lara
1958 - Les Bijoutiers du clair de Lune de Roger Vadim
1959 - La Femme et le pantin de Julien Duvivier
1959 - Babette s'en va-t-en guerre de Christian Jacque
1960 - La Vérité de Henri Georges Clouzot
1961 - Vie privée de Louis Malle
1963 - Une ravissante idiote d'Edouard Molinaro
1965 - Viva Maria ! de Louis Malle
1968 – Shalako de Edward Dmytryk
1969 - Les Femmes de Jean Aurel
1969 - L'Ours et la poupée de Michel Deville
1971 - Boulevard du Rhum de Robert Enrico
1973 - L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise de Nina Companeez,dernier film de Bardot


On attend la critique de euh.. sur "Panique" avant de voter ;) , pas de stress en cette fin d'année.
D'ici là passez de bonnes fêtes et pas trop de boustifailles et de pétards pour le 31 décembre. On se retrouve l'année prochaine [:fantaroux:2]
Et si d'aventure, de nouveaux amateurs de cinoche veulent nous rejoindre, soyez les bienvenus, et si on pouvait avoir des avis féminins, ça serait aussi très intéressant :ok:
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Messagede lobo » 31/12/2025 10:44

Il me semble que le personnage d'Alice est plus complexe que vous ne le laissez entendre, l'un et l'autre. Vous ne semblez pas avoir été comme moi sensible au basculement qui s'opère en elle quand Alfred lui révèle qu'il a tué la Noblet. C'est quand même intriguant. Elle est folle de bonheur quand, après qu'elle lui a tendu le piège du manteau, il lui fait croire qu'il est fauché. Ah qu'est ce que je t'aime, lui dit-elle en lui sautant au cou. Peu après, dans le lit, après avoir fait l'amour, nous suggère l'ellipse, il lui dit tu l'auras ton manteau, j'ai le fric de la Noblet. Et là, son visage se fige et elle bascule, elle accepte d'aimer quand même un assassin et décide d'être sa complice.
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Messagede lobo » 31/12/2025 10:46

Et bonne Saint-Sylvestre au noyau dur du ciné-club et aux autres.
On reviendra à BB (dont à part le Mépris, je ne connais rien) en 2026.
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Messagede jolan » 31/12/2025 19:03

lobo a écrit:Il me semble que le personnage d'Alice est plus complexe que vous ne le laissez entendre, l'un et l'autre. Vous ne semblez pas avoir été comme moi sensible au basculement qui s'opère en elle quand Alfred lui révèle qu'il a tué la Noblet. C'est quand même intriguant. Elle est folle de bonheur quand, après qu'elle lui a tendu le piège du manteau, il lui fait croire qu'il est fauché. Ah qu'est ce que je t'aime, lui dit-elle en lui sautant au cou. Peu après, dans le lit, après avoir fait l'amour, nous suggère l'ellipse, il lui dit tu l'auras ton manteau, j'ai le fric de la Noblet. Et là, son visage se fige et elle bascule, elle accepte d'aimer quand même un assassin et décide d'être sa complice.


En quoi ce serait complexe ?
Elle aimait un truand, elle aime aussi un meurtrier.
Elle est toujours aussi idiote.
Il n'y a que la scène où elle découvre le vrai visage de Hire qui était troublante, mais on s'aperçoit peu après qu'elle a néanmoins décidé de lui nuire et de rester la complice de son amant.
Elle a donc décidé de rester idiote de bout en bout.
Et ce ne sont pas ses petites hésitations finales qui la sauvent, puisqu'elle se laisse faire (au point d'en défaillir) au lieu de se révolter (ce que son corps et son esprit lui réclament) et d'avouer (ce que son coeur d'amoureuse idiote refuse).

Bon, j'attends la critique de Euh pour compléter mes votes pour la séance hommage "BB initiales" :

3 pts =
2 pts =
1 pt =
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Messagede lobo » 31/12/2025 22:27

Nous n'avons pas vu la même chose. Toi tu ne vois qu'une idiote. Bon. Moi je fais beaucoup de cas du moment où elle croit qu'il n'est pas coupable. C'est très important pour elle. Elle est folle de joie. Il y a vraiment une complète conversion du personnage dans la scène du lit.
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Messagede lobo » 31/12/2025 22:28

Ceci dit entre les huîtres et le boudin blanc...
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Messagede jolan » 01/01/2026 20:21

Selon moi, avant la scène du lit, elle ne le croit pas vraiment.
Il a sorti son baratin mais elle est habituée.
Il n'a pas encore avoué, mais pour elle ça ne change rien.
Au fond d'elle-même elle se doute que ça pourrait bien être lui le meurtrier.
Mais elle s'y est mal prise, comme une idiote, direct elle lui sort la somme de 3000 francs et il est obligé de mentir.
Il n'a pas volé la vieille pour lui offrir un manteau de riche, mais pour les dépenser lui-même.
Et quand il avoue finalement que c'est lui, ça ne la surprend aucunement.
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Messagede jolan » 03/01/2026 18:20

Bon, eh bien voici mon vote :

1961 - Vie privée = 3 pts (j'ai entendu dire que c'était l'autre film dans lequel elle jouait bien, avec "La Vérité", alors...)
1956 - Et Dieu... créa la femme =2 pts (film culte qui ne m'a jamais tenté, ce serait l'occasion de le découvrir)
1969 - L'Ours et la poupée = 1 pt (Bardot logeait dans la chaumière à côté de celle de mes grands parents pendant le tournage, à l'été 69, année érotique, et de chez eux ma mère voyait la dame bronzer toute nue. Mais jamais vu le film, qui semble un peu quelconque, et pourtant Deville réalisera ensuite deux films que j'apprécie particulièrement)
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Messagede lobo » 04/01/2026 00:02

Et voici le mien, comme euh... tarde un peu...
La vérité : 3
Vie privée : 2
Et dieu créa la femme : 1
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