Je n'ai pas écrit des tonnes d''avis", mais je me permets cependant de répondre à ta question
Déjà, mon premier point est de n'écrire un avis que si j'ai quelque chose à dire sur un album. Parfois, la lecture me laisse sur un vide béant, je n'en pense rien sinon "bof". Du coup, pas d'avis. Par contre, si j'ai aimé ou détesté, bref quand j'ai ressenti quelque chose, je cherche exactement quelles ont été mes sensations et qu'est ce qui les a déclenché.
Je n'écris pas toujours l'avis immédiatement après la lecture, j'aime bien décanter mes sensations, réfléchir aux impressions, le temps permettant de ne garder en mémoire que les principaux points qui se dégagent. Une fois que j'ai bien en tête ce que j'ai pensé de la lecture de l'album, je le relis rapidement pour tout faire ressurgir et je commence ma rédaction.
Grosso modo, certains points deviennent récurents :
- le dessin (lisbile, efficace, mal foutu, trop ressemblant à la mode du moment, original, etc...)
- impression générale graphique (parfait, trop sombre, pas assez lisible, découpage difficile à comprendre, couleurs criardes, trops d'éléments, sensation de vide etc...)
- le scénario (original, trop de poncifs, incompréhensible, prévisible, étonnant, drôle, tragique, bons dialogues, etc...)
- l'ambiance générale de lecture (hilarant, oppressant, ennuyeux, pas compris etc...)
Il faut chercher pourquoi et comment ces impressions sortent de la lecture. A quel moment exactement on a ressenti telle émotion, quelle séquence a plus d'importance etc... Il y a un truc aussi assez important : tenter de comprendre ce que voulaient exprimer les auteurs. Ensuite on voit s'ils ont réussit leur pari.
Une fois qu'on a bien ça en tête, on tape son avis, on évite les exemples (sauf cas particuliers), et on cherche à synthétiser ce qu'on a en tête.
Ne pas trop dévoiler, mais en même temps donner envie de lire l'album en offrant un avant goût des sensations qu'on a ressenti (ou alors exprimer clairement les critiques qu'on a dessus).
Voilà, c'est ainsi que je "travaille"... et c'est aussi pourquoi j'en fais si peu et parfois d'aussi longs
