Olivier_D a écrit:Tant qu'il restera de l'espace pour les dessinateurs comme Boucq, Shuiten ou Etien, ça ne sera pas forcément problématique, mais évidemment, ça crée des tensions, que l'on retrouve ça et là comme dans la vidéo qui nous a occupés.
La question derrière tout cela est moins une question de marché et de ventes, qu'une question de reconnaissance.
On a eu pendant longtemps la tension bourdieusienne habituelle (qui apparaît dès le fameux article de Boltanski en 1975, entre artisans et artistes, en gros), qui est exacerbée depuis par le fait que ces dessinateurs non-académiques rencontrent de belles ventes.
Après, peut-on être et avoir été? Je pense au petit bouquin de Trondheim, Désœuvré, qui s'interrogeait sur le devenir d'un auteur une fois "muséifié" de son vivant, comme le Grand Prix d'Angoulême peut le faire, dans une certaine mesure. Et je peine à trouver des œuvres de ce quatuor véritablement enthousiasmantes ces dernières années.












