dod a écrit:DixSept a écrit:Une rapide analyse statistique montrerait que depuis 1960 le taux de natalité, comme le niveau en mathématique des enfants français

, baisse tandis que le taux de vote pour l'extrême droite augmente. Que peut-on en déduire

oui mis certaines de ces études démontrent également que la qualité de vie et l'appartenance à une certaine classe sociale dépend également de ce niveau scolaire
C'est pourquoi on retrouve plus facilement le vote Rn dans la classe qui a perdu la mondialisation souvent ouvrière ou employé sans qualifications que dans la petite bourgeoisie de la classe moyenne qui la vit , ma foi assez bien cette mondialisation
Ben justement, en France, a priori, ce sont plus les classes moyennes qui votent RN
Au hasard sur google, mais j'avais vu passer l'info il y a quelques mois :
https://www.lavie.fr/actualite/societe/ ... 102900.phphttps://www.radiofrance.fr/francecultur ... oi-7600487La "moyennisation" du vote RN
Une précaution, d’abord, avant d'entrer dans le détail. Bien sûr, le niveau de vie n’est pas le seul critère du vote. Il y a beaucoup d’autres raisons de choisir un candidat ou un parti. Mais c’est une manière de lire la carte électorale, et son évolution ; une manière aussi de regarder le pays, et la concentration des richesses. Prenez les 5 % de bureaux au niveau de vie le plus élevé. La moitié se situe à Paris ou dans les Hauts-de-Seine.
Les résultats, maintenant. Commençons par le Rassemblement national, le premier groupe à l’Assemblée. Le RN est parfois présenté comme le parti préféré des plus précaires. Est-ce vrai ? Non ! Dans les bureaux les plus pauvres, le RN arrive derrière la gauche. Chez les plus riches, aussi, d’ailleurs, derrière la gauche ou derrière la coalition présidentielle. En revanche, entre ces deux catégories, dans tous les autres bureaux, son ascension est spectaculaire : autour des villes, dans les zones périurbaines, à la campagne, dans ce que les auteurs appellent une "très large constellation de bureaux de vote au niveau de vie intermédiaire". Autrement dit, un vote massif dans les classes moyennes, au sens très large, là encore.
Regardons la gauche, ensuite, et les résultats du Nouveau Front populaire, arrivé en tête il y a deux ans. Ses meilleurs scores, il les obtient au cœur des agglomérations et dans les couronnes urbaines. Pour résumer, c’est le contraire de la carte du Rassemblement national. Et le niveau de vie des électeurs de gauche ? Il montre un grand écart. Le NFP obtient ses meilleurs scores d’abord dans les bureaux les plus pauvres, donc, mais aussi dans les bureaux les plus riches. Entre ces deux catégories, moins. Là aussi, c’est l’inverse du parti de Jordan Bardella.
Le camp présidentiel, favori des électeurs aisés
Et l'électorat d'Emmanuel Macron ? Géographiquement, son vote est assez réparti. Socialement, il est très clair. Il a la forme d'une pyramide inversée. Plus un bureau de vote est riche, plus il vote pour la coalition présidentielle. Le parti de Bruno Retailleau, les Républicains, suit le même schéma, à une moindre échelle. Économiquement, socialement, aujourd’hui, les deux électorats ont le même socle.
Il y a un bloc dont on n’a pas parlé encore. Pourtant, ce bloc pèse lourd. C'est l'abstention. Dans les zones les plus défavorisées, elle écrase tout : la gauche, le Rassemblement national, le camp présidentiel. Les auteurs de cette enquête la comparent à un iceberg - un danger pour une démocratie. Il est là, on ne le voit pas, il peut tout faire chavirer. Cette abstention, que nous dit-elle ? Et aujourd'hui, qui s'en préoccupe ? La Nouvelle cartographie électorale de la France, de Youssef Souidi et Thomas Vonderscher paraît aux éditions Textuel.